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A cela il faut ajouter l’incivisme
caractérisé des usagers. Dans cet incivisme, il y a également le
fait de ne pas porter la ceinture de sécurité qui, en cas
d’accident, peut limiter les dégâts. Malheureusement les usagers
de notre capitale n’ont même le souci de la ceinture. Et dans
certains véhicules il n’y a pas de ceinture.

Nous nous sommes rendus à la Compagnie de la Circulation Routière
CCR, située dans la grande cour du GMS à N’Tominkorobougou pour en
savoir davantage. Nous sommes restés sur notre faim. Le policier
auquel nous nous sommes adressés n’a pas voulu se prononcer sur la
question, quand bien même c’est une affaire d’intérêt public.
C’est finalement à la Direction Nationale de Transports que l’on a
pu avoir une satisfaction relative à notre attente.

D’après le Directeur National des Transports du Mali Djibril Tall,
les textes sont clairs. Mais leur application par les usagers ne
relève pas de son service. Selon l’article 27 du document qui nous
a été remis à la Direction Nationale des Transports, le port de la
ceinture de sécurité est obligatoire en circulation hors des
agglomérations pour les conducteurs et les passagers des véhicules
automobiles d’un poids total autorisé en charge n’excédant pas 3,5
tonnes équipés de ceintures.

Dans les agglomérations, les autorités investies du pouvoir de
police de la circulation peuvent rendre obligatoires le port de la
ceinture sur tout ou une partie du réseau routier urbain.

Un arrêté conjoint du ministre chargé de la sécurité et de celui
des Transports fixe les conditions de port de la ceinture. Selon
le même document, tout conducteur d’un véhicule visé au paragraphe
2 précédent doit s’assurer que, en circulation, les passagers âgés
de moins de 13 ans qu’il transporte sont retenus soit par une
ceinture de sécurité soit par un système homologué de retenue pour
enfants. Les dérogations aux obligations définies ci-dessus de
port de la ceinture de sécurité et d’utilisation d’un système
homologué de retenue pour enfant sont fixées par arrêté conjoint
du ministre chargé de la Sécurité Publique. Un arrêté fixe les
conditions de port de la ceinture de sécurité équipant les
véhicules automobiles visés à l’article 27 du Décret n°99-134/P-RM
du 26 mai 1999 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes
à la circulation publique et de la mise en circulation des
véhicules.

Les places avant des voitures particulières doivent être équipés
de ceintures de sécurité à trois points munies de rétracteurs à
verrouillage automatique ou à verrouillage d’urgence. Toutefois,
aux places centrales, les ceintures sous-abdominales sont admises
dans les cas où ces places ne sont équipées que de deux ancrages.

Sessoro Coulibaly, chef de la Divsion Sécurité des Transports à la
Direction Nationale des Transports Terrirestres, Maritimes et
Fluviaux a parlé de non-exigeance de la ceinture de sécurité qui
est obligée par la loi en dehors de toutes les agglomérations au
Mali. Le chef de la Division dira également que la vitesse est
réglementée dans notre pays. A en croire M. Coulibaly, la vitesse
maximale autorisée est de 50 km/ heure. Avec précision, il a fait
savoir qu’à cette vitesse réglementaire, le port de la ceinture
n’est pas exigée. Mais au-delà des agglomérations, la vitesse
n’étant pas limitée, il est obligatoire de porter la ceinture de
sécurité. A l’entrée de Bamako par exemple, il y a des indications
par rapport à la limitation de vitesse: 50 km/heure. Pour rouler à
une vitesse supérieure, il faut obligatoirement mettre la
ceinture. Parlant des avantages liés au respect de cette règle, le
chef de la division “Sécurité des Transports” a rappelé que le
port de la ceinture est fait pour protéger les conducteurs, les passagers. C’est
elle qui permet de maintenir les gens sur leur siège pour éviter un trau matisme
crânien ou tout autre choc. A l’intérieur des agglomération comme notre capitale,
il est interdit de rouler à plus de 50 km/heure. Les accidents auxquels nous
assistons tous les jours sont les conséquences du fait que les motocyclistes ne
portent pas de casques, que les chauffeurs roulent à une vitesse supérieure sans
ceinture de sécurité . Selon lui, il faut resepcter la vitesse de 50 km heure et
porter la ceinture.

Les accidents de la circulation n’étant pas seulement une affaire
de la DNT, ni seulement celle de la CCR, nous avons approché des
promoteurs d’autos-écoles.

Selon Mme Bah Fanta Diallo de l’auto-école Tigana, les usagers ne maîtrisent pas
le code de la route. Elle ajoutera que même si on porte la ceinture de sécurité,
si on ne connaît pas le code de la route, on ne peut pas bien conduire tout en
respectant soi-même et les autres.

Selon Mme Bah Fanta Diallo les populations doivent avoir une
sensibilisation à se former dans l’apprentissage et la
connaissance du code de la route. Elle poursuit en affirmant :
On ne peut pas se lever un beau matin et vouloir conduire un
véhicule sans une formation préalable en la matière
”. Son avis à
Mme Bah, c’est que ce n’est pas seulement le fait de ne pas mettre
la ceinture de sécurité qui provoque les accidents. Il y a la
distance, il y a aussi la vitesse.

Pour M. Mamadou Bandjan Camara Secrétaire Général du Syndicat des
auto-écoles du Mali et en même temps promoteur de l’auto-école “La
Bamakoise” conduire est aussi une science. Pour être en possession
de cette science en matière des règles de la circulation routière,
il faut l’apprendre. Le port de la ceinture de sécurité, à son
avis, entre dans le cadre de ces règles qu’il faut strictement
respecter. Les autorités doivent veiller au grain.

Nos autorités doivent aujourd’hui penser à l’effectivité du port
de la ceinture de sécurité dans les agglomération et en dehors.Les
textes sont là et pourquoi ne pas les appliquer donc. Dans les
autres pays, c’est une obligation de le porter dans tous les types
de véhicules. Pourquoi pas au Mali. Il y aurait moins de pertes en
vies humaines si les usagers qui sont tous exposés accordaient le
minimum de serieux.

Goudia KONATÉ

25 juillet 2006