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Excluant toute hypothèse de sa participation au prochain gouvernement, Soumaïla Cissé, veut travailler à faire avancer la démocratie par la contradiction…

Soumaïla Cissé a persisté dans ses accusations de fraudes massives en soutenant que « les 1er et 2e tours ont été émaillés d’irrégularités qui ont entamé largement la sincérité et la crédibilité de cette élection ». Il a surtout dénoncé « l’instrumentalisation de l’armée et l’utilisation de l’appareil de commandement à des fins partisanes » qui « ont atteint une proportion jamais égalée dans ce pays ».

« Pourquoi nous dénonçons les dysfonctionnements ? D’abord, parce que nous voulons que ça s’améliore (…) Il y a eu des choses qui ne sont pas bonnes. Il faut corriger ces choses-là pour le bonheur des Maliens, pour conforter la démocratie au Mali », a-t- il expliqué dans cette posture qui peut laisser déceler en filigrane la remise en cause d’un complot contre sa candidature.

Après avoir exclu l’hypothèse d’une entrée au futur gouvernement, il a annoncé l’intention de former une opposition forte qui travaillera à « faire avancer la démocratie par la contradiction, par des propositions ».

O. D

L’Indicateur du Renouveau du 15 août 2013.


Soumaïla Cissé face à ses alliés : «IBK est désormais le président de tous les Maliens »

En rencontrant ses alliés le mardi dernier à DFA Communication, Soumaïla Cissé et la direction de l’URD voulaient exprimer toute leur reconnaissance envers des gens sincères qui ont cru en eux et à l’avenir du Mali. Le candidat de l’URD a invité tous ses camarades de lutte à reconnaitre désormais IBK comme leur président, le président de tous les Maliens.

Ils étaient tous là, les différents partis, clubs et associations qui étaient en alliance avec l’Union pour la République et la Démocratie (URD) dans le cadre de la présidentielle 2013. Ceux qui ont soutenu le candidat de l’URD dès le premier tour, comme la FCD, le PS Yélén-kura, le PSP, le PIDS, le PDES, de même que les soutiens du second tour comme l’Umam de Jeamille Bittar, le Parena de Tiébilé Dramé, etc., tous ont répondu présents et ont témoigné de l’intérêt qu’ils ont eu en partageant ces moments de combat pour la démocratie avec Soumaïla Cissé.

De Jeamille Bittar à Oumar Hamadoun Dicko en passant par Djibril Tangara, que de propos aimables à l’endroit du candidat de l’URD pour sa chaleur humaine et ses convictions politiques.

En retour, Soumaïla Cissé a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de tous ses alliés pour tout ce qu’ils ont fait ensemble. « Nous avons fait beaucoup, nous devons restés unis. Nous devons nous retrouver pour faire la critique et l’autocritique et se préparer à gagner les prochaines batailles dont la plus proche est celle des législatives. Je crois que quand il s’agit du Mali, nous sommes prêts à tous les efforts », a souligné M. Cissé.

Il a appelé ses camarades de lutte à reconnaitre désormais IBK comme leur président, le président de tous les Maliens parce qu’il a gagné les élections. C’est ça aussi la démocratie.

Abdoulaye Diakité

L’Indicateur du Renouveau du 15 Août 2013.


Présidentielle : Belle leçon de Cissé

Dans une compétition, le vainqueur n’est généralement celui qui (par tous les moyens) arrive à se classer premier. La preuve nous a été donnée lors de la présidentielle malienne dont le second tour a eu lieu dimanche dernier.

Au terme de cette compétition électorale suivie à travers le continent et même au-delà, le GRAND VAINQUEUR, est sans nul doute Soumaïla Cissé.

Il ne dirigera certes pas la République du Mali pendant les cinq prochaines années. Mais l’acte noble qu’il a posé le lundi dernier (le lendemain du scrutin) fera date dans l’histoire de notre pays, voire de l’Afrique.

En effet, alors qu’il avait mille et une raisons de contester les résultats d’un scrutin électoral déséquilibré et dont le sort était scellé d’avance en vue de l’élection de son rival, Soumaïla Cissé a opté pour le fair Play et le sens de la responsabilité, là où d’autres auraient mis le pays à feu et à sang. Il est allé féliciter Ibrahim Boubacar Keïta, le vainqueur, à son domicile. Ce geste est d’une grandeur historique.

C’est aussi un geste noble qui donne au Mali une nouvelle image, contraire à cette autre image suffisamment écornée ces derniers mois par une série d’événements. La preuve de cette image? Un confrère (basé actuellement à Conakry), nous a contactés hier pour nous dire ceci : « Soumaïla Cissé n’a pas seulement fait honneur au Mali, mais il a fait honneur à toute l’Afrique. C’est lui qui, en fait, sort vainqueur de la présidentielle. Il est cité en exemple dans tout Conakry. Et moi je (ré) deviens fier du Mali… ».

Cette belle leçon donnée au Mali et à l’Afrique par Soumaïla Cissé doit inspirer tous les hommes politiques qui aspirent à gouverner. Car au delà du pouvoir, il y a une vie. Et la course vers le pouvoir et les délices du pouvoir, ne doit nullement nous faire perdre la raison.

Quant au nouveau président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, il a l’obligation de rassembler et de réconcilier les Maliens et non de se laisser prendre au piège d’opportunistes qui se sont vite regroupés autour de lui et qui sont déjà engagés dans une course effrénée vers des strapontins. Quel spectacle ?

IBK saura-t-il alors évité le piège ? Il faut l’espérer pour lui et pour le Mali, encore meurtri par les stigmates du coup d’Etat de mars 2012.

Le geste historique de Soumaïla Cissé met un terme à la présidentielle. Car la proclamation des résultats attendue dans les 48 heures, n’est que pure formalité. Il urge alors de remettre le pays sur les rails de la démocratie, de la réconciliation et de la bonne gouvernance.

C. H. Sylla

L’Aube du 15 Août 2013.