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Elle permettra de booster la mise en œuvre de ladite politique, tout en rendant visible et lisible l’organe
Organisée autour du thème  « Prise en compte accélérée du genre dans la mise en œuvre des politiques et des programmes de développement : Rôles des acteurs étatiques et non étatiques », la session inaugurale du Conseil supérieur de politique nationale du genre (PNG), présidée par le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, s’est tenue le vendredi dernier à la primature. Outre, Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Traoré Oumou Touré, la rencontre a regroupé plusieurs ministres de la République, des Partenaires techniques et financiers, au premier rang desquels Mme M’Banranga Gassarambwe, des élus de l’Assemblée nationale et de la Société civile.

Pour Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, l’efficacité des interventions dans le domaine du genre dépend largement de la compréhension de l’approche et l’utilisation des outils de la planification de la budgétisation sensible au genre. C’est pourquoi, l’intégration de cette problématique dans les politiques et programmes nationaux répond au souci face à ce dualisme dans les rôles à l’intérieur de la structure sociale de base à savoir la famille ou le ménage. Aussi, l’adoption et la mise en œuvre de cette politique ont nécessité la création d’un mécanisme institutionnel chargé de suivi et du fonctionnement de ses organes.

Cependant, la crise politico-sécuritaire de 2012 qu’a connue notre pays, a fortement influencé la mise en œuvre de la Politique nationale genre. C’est pourquoi, à l’examen de son plan d’action 2011-2013, des faiblesses notoires ont été relevées dans la mobilisation des ressources, l’exécution du programme et dans le fonctionnement des composantes du mécanisme institutionnel. Chose qui demande un certain nombre de défis importants à relever. Il s’agit de la très faible appropriation de la PNG par les acteurs concernés ; l’insuffisance du niveau d’intégration du genre dans les politiques publiques ; la faible prise en compte du genre dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et le retard dans la mise en place effective du mécanisme institutionnel du suivi de la mise en œuvre de la PNG.

De son côté, le Premier ministre dira que la PNG depuis sa création, tient cette première session pour donner audit organe un nouveau vent permettant de suivre la mise en œuvre des politiques et programmes relatifs aux engagements nationaux et internationaux. Toujours, aux dires d’Abdoulaye Idrissa Maïga, la prise en compte effective du genre dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable du Mali (2016-2018) vise à promouvoir l’égalité du genre, l’autonomisation de la femme et l’épanouissement de l’enfant et de la famille.
Le Premier ministre a également rappelé que : « Notre pays, à l’instar de la communauté internationale, se trouve à un tournant décisif avec l’adoption de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et l’Agenda mondial 2030 pour le développement durable ».

Diakalia M Dembélé

Du 18 Septembre 2017