Partager

Dans son discours, le ministre Ahmed Diane Séméga a souhaité la bienvenue et un agréable séjour, au Mali, aux participants venus des pays voisins. ll a rappelé que les Journées se tiennent seulement deux mois après la Journée mondiale de l’eau et qui a marqué le début de la Décennie internationale de l’eau 2005-2015.

Selon le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, cette Décennie a pour objectif d’attirer davantage l’attention sur les questions relatives aux ressources en eau à tous les niveaux tout en garantissant la participation des femmes aux activités de développement concernant l’eau et la poursuite de la coopération en vue de la réalisation des objectifs relatifs aux ressources en eau convenus sur le plan international.

En rappelant le sommet du Millénaire tenu en septembre 2000 à New York, sommet qui a fixé huit objectifs de développement pour assurer un développement durable destiné à éradiquer la pauvreté, la faim, à assurer un enseignement principal et secondaire, à assurer l’égalité des sexes, à réduire la mortalité infantile, maternelle et les maladies graves et à garantir la durabilité environnementale, le ministre dira que la plupart de ces objectifs ont un lien étroit avec les ressources, en eau.

Aussi, après le Sommet mondial sur le développement durable tenu à Johannesburg (Afrique du Sud), a rappelé le ministre, la consultation sectorielle sur l’accès à l’eau potable tenue en décembre 2004 à Bamako a permis une concertation de haut niveau avec les partenaires techniques et financiers sur l’état des lieux, le cadre institutionnel, les contraintes et opportunités du secteur de l’eau potable, les axes prioritaires et le contenu du programme d’investissement nécessaire pour atteindre les objectifs fixés pour l’horizon 2015.

Pour lui, il est heureux de constater qu’à l’issue de cette consultation, les partenaires techniques et financiers aient adhéré au Plan national d’accès à l’eau potable et à la Stratégie de l’assainissement et se soient engagés à appuyer le gouvernement de la République du Mali dans la mobilisation de leur financement.

Selon le ministre, le Mali a fait de la Gestion intégrée des Ressources en Eau (GIRE) une approche de gestion durable de ses ressources en eau. ll a affirmé qu’une étude du secteur a été réalisée en octobre 2001 puis validée par un atelier national tenu les 10 et 11 janvier 2002.

C’est donc sur la base des conclusions de cette étude qu’il a été demandé d’élaborer les éléments d’une politique de gestion intégrée des ressources en eau en veillant à y associer tous les acteurs du secteur : populations, collectivités, usagers et professionnels.

En évoquant les nombreuses initiatives dans le secteur, au plan national et sous-régional, le ministre Séméga informera que ce projet de document de politique nationale est le résultat d’une série d’études thématiques entreprises depuis 2004 en vue d’approfondir les analyses concernant certains aspects (sur l’état des lieux), de faire des propositions concrètes relatives aux politiques et stratégies adaptées à la GIRE, de fournir les éléments du plan d’actions et de suggérer des moyens et de développer les capacités.

Au cours des deux jours de travaux, les participants auront à examiner et à approfondir les réflexions sur les thèmes suivants : “l’Etat de mise en oeuvre des politiques stratégiques sectorielles” du domaine de l’eau : acquis et insuffisances ; les propositions d’orientations stratégiques et principes généraux de la politique nationale de l’eau <>.

L’objectif de l’élaboration du document de politique nationale de l’eau est de mettre à la disposition des décideurs et acteurs de l’eau un outil de référence et d’orientation permettant de planifier et de rationaliser les interventions dans le domaine de l’eau et de contribuer de manière plus efficace au développement du pays.

Laya DIARRA

24 mai 2005