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Après Oumar Tatam Ly, c’est Soumeylou Boubèye Maïga qui vient de jeter l’éponge. Une aubaine pour le RPM.

Ce n’est un mystère pour personne, les amitiés et les choix de IBK ont toujours gêné, voir déplu à son premier cercle, le Rassemblement pour le Mali (RPM), son parti, né des entrailles de l’Adéma, et qui n’a jamais su s’inscrire dans une logique d’union. Le RPM a juste toléré ceux qu’il a considérés comme des « intrus », des « ouvriers de la 25è heure », venus prendre part au festin alors qu’ils n’ont pas forcément fait avec eux la traversée du désert.

C’est un secret de polichinelle, le RPM s’est montré hostile à ses alliés de la campagne, souvent les combattant à visage découvert. Les premières cibles, c’était Oumar Tatam Ly et Soumeylou Boubèye Maïga. On peut dire que les événements et le hasard ont été des alliés du moment pour les tisserands qui, sur le point de perdre leur bras de fer, ont été servis sur un plateau d’argent.

Il est évident que le RPM jubile. Pour le moment, le parti est encore plus occupé à compter les postes qu’à voir l’efficacité des alliés. Tatam Ly, SBM, tout autant appréciés par les partenaires du Mali, n’ont jamais eu grâce aux yeux du parti. Ils ont été entourés d’hostilités, épiés, poussés à la faute et à la démission.

Les deux sont sortis par la grande porte, victimes de leurs « amis », mais, réhabilités aux yeux de l’opinion. Pour le RPM, il y a le risque de finir par se trouver seul, après avoir aveuglé de poussières tous ses compagnons de route.

La prochaine cible est incontestablement Moussa Mara, car, le RPM n’aura de répit qu’en voyant au gouvernement que ceux qui seront RPM bon teint, adoubés par le parti.

Alexis Kalambry

Les Échos du 30 Mai 2014