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La salle de conférence de l’hotel Laïco Al farouk a servi de cadre, le mardi 27 janvier, au lancement de la politique d’amélioration des services aux justiciables. La cérémonie était présidée par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Maharafa Traoré, en présence du ministre du Travail de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Abdoul Wahab Berthé et du Directeur national de l’Administration de la justice, Christian Idrissa Diassana.

La présente politique inspirée par le renouveau du service public de la Justice est axée sur l’accessibilité des citoyens et citoyennes ayant besoin d’aide et d’assistance au service public de la justice.

Elle a pour objectif d’améliorer l’accessibilité, la qualité et l’efficacité des services offerts aux justiciables selon trois axes d’intervention définis de façon à promouvoir l’accueil, l’information et l’orientation offerts aux justiciables dans les juridictions; faciliter l’assistance judiciaire aux couches démunies de la population et promouvoir une justice respectueuse du justiciable.

L’élaboration et la mise en œuvre d’une politique d’amélioration des services aux justiciables procèdent de la volonté des pouvoirs publics d’apporter une réponse globale à la quête, de plus en plus grandissante, des populations d’une justice davantage accessible, saine, équitable et performante.

La mise en œuvre de cette politique débute dès le lancement du plan d’action s’y rattachant. Celui-ci doit recueillir la caution du ministre de la Justice et des Partenaires techniques et financiers. A partir de ce moment, les services centraux doivent veiller à respecter les termes du plan d’action ainsi que les délais.

La responsabilité incombe aux chefs de juridictions et de parquet, ceux-ci doivent encadrer le personnel d’appui qui constitue le premier interlocuteur du justiciable avec le soutien de la Direction nationale de l’administration de la justice (DNAJ) et les autres services centraux. Par ailleurs, des séances de suivi et d’évaluations trimestrielles seront initiées par la DNAJ grâce au Comité de veille désigné afin d’éviter les obstacles et les retards.

Le directeur de la DNAJ, Christian Idrissa Diassana, a rappelé qu’«il s’agit de définir un cadre d’organisation des juridictions afin que les justiciables soient mieux accueillis. Cette politique se base sur la promotion de cet accueil, son orientation et l’information d’une part. D’autre part, il s’agit de promouvoir une justice respectueuse des justiciables».

Pour sa part, le ministre de la Justice, Maharafa Traoré a, dans son allocution d’ouverture, relevé que ce mécanisme initié pour venir en aide aux justiciables indigents ne doit pas être détourné de ses vertus pour servir d’autres intérêts.

«Le défi assurément est de taille, mais il est à notre portée car l’accueil et l’orientation du justiciable participent de la bonne administration de la justice. En réalité, l’un participe activement à l’émergence de l’autre :en facilitant l’accès du justiciable à la justice, on lui permet de mieux se faire entendre et on prépare aussi les conditions les meilleures de la décision à venir» a-t-il ajouté.

Bandiougou DIABATE , Fatoumata Sissoko
Stagiaires

29 Janvier 2009