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Le nouveau directeur général de la Police nationale, le contrôleur Niamé Keïta, a pris fonction, le lundi dernier, lors d’une cérémonie de passation de commandement, à l’Ecole de Police.

« Au nom du Président de la République, chef de l’Etat vous obéirez désormais au contrôleur général de Police Niamé Keïta… », c’est par ces propos que l’Inspecteur général de Police Mahamadou Niakaté, représentant le ministre de la sécurité et de la protection civile, a officiellement instruit aux officiers, sous-officiers et agents de la Police nationale de reconnaître le contrôleur général de Police Niamé Keïta et de lui obéir désormais, en qualité de Directeur général de la Police.

Brève fut donc la cérémonie de passation de service, ou plutôt de commandement entre le Directeur sortant, le contrôleur général, Yacouba Diallo et le tout nouveau patron de la police.
Mais la cérémonie a été riche : défilé de différentes unités de la police en présence des représentants des autres forces de sécurité (Gendarmerie, Garde nationale) et de ceux des forces para-militaires (Douane).

Etaient également présents, les officiers de la police, les représentants de différents syndicats de la police, notamment la confédération syndicale de la police, ainsi que des officiers de la coopération française. Nos deux pays entretiennent d’excellentes relations en matière de coopération sécuritaire.

Niamé Keïta, à partir de cette cérémonie, prend donc le commandement de la Police nationale. Le nouveau directeur de la police au cours d’une brève déclaration à la presse, a placé sa mission sous le signe du changement.

« Je pense que les choses devront changer. Ce que vous avez vu aujourd’hui présage d’une bonne organisation de la Police », a-t-il affirmé. Niamé Keïta, dès à présent, insiste surtout sur le retour de la discipline au sein des rangs : « qui dit discipline, dit disparition du désordre. C’est en ce moment, qu’on peut travailler en toute quiétude et pour une bonne gouvernance ».

Attendu, Niamé Keïta l’est. En effet, les autorités, notamment le chef de l’Etat, comptent beaucoup sur lui en vue d’une reprise en main de la Police nationale, où du fait du comportement de certains agents, le corps a souvent offert aux citoyens un visage pas reluisant. En effet, outre l’indiscipline caractérisée de certains policiers, l’institution est gangrenée par la corruption, le manque de conscience professionnelle, à certains niveaux, et l’absence de professionnalisme…

C’est dire que le nouveau directeur général ne manquera pas de fronts à gérer. Mais l’urgence de Niamé sera de remobiliser les policiers, d’établir la confiance entre la police et les citoyens et de combattre le laxisme à tous les niveaux.

Homme de rigueur et surtout très volontaire, Niamé Keïta dispose d’une somme d’expériences pour mener à bien sa nouvelle mission. En cela le contrôleur général Keïta pourra s’appuyer sur des cadres valeureux qui, il faut l’admettre, font la fierté de la police nationale.

Déjà, Niamé Keïta peut compter sur « le soutien de la confédération nationale de la police », promet le commissaire principal Mahamadou Z Sidibé, responsable de cette confédération.


S. Diallo

19 Juin 2008