Partager

Suite à des échanges de tirs entre policiers au Groupement mobile de sécurité (GMS) en avril dernier, des responsables du Syndicat national de la police (SNP) avaient été interpelés puis incarcérés. Si le secrétaire général du syndicat, Siméon Keïta, a recouvré la liberté, quatre autres personnes demeurent en prison, selon des sources syndicales. La gestion de ce dossier constitue un point d’achoppement entre le syndicat et la direction de la police.

Au centre de cet imbroglio politico-judiciaire, la perspective de la création d’un nouveau syndicat au sein du corps des sous officiers de la police nationale. Ce problème qui subsiste depuis des années a atteint son paroxysme pendant cette période de transition lorsque les «frondeurs» ont décidé de mettre sur les fonts baptismaux la nouvelle organisation syndicale. Le SNP a vu dans l’initiative la main d’une manipulation politique.

D’où cette tension au sein de la police qui a abouti, le 4 avril 2013, à des échanges de tirs entre policiers faisant un mort et quatre blessés. A la suit de l’altercation, au moins 16 personnes dont des responsables syndicaux ont été interpelés.

A ce jour, quatre personnes demeurent en prison, les autres ayant été libérées à la suite d’un jugement qui a abouti à des «non-lieux», selon le secrétaire général intérimaire du SNP, Youssouf Fofana. Au nom de la «réconciliation au sein de la police», celui-ci appelle les autorités à «mettre fin à toutes formes d’ingérence au sein du syndicat». A son avis, la seule formation syndicale reconnue par les fonctionnaires de police est celle qu’il dirige.

La libération des quatre prévenus est donc souhaitée par le syndicat. Le syndicat accuse la direction générale de la police de favoritisme qui, selon Youssouf Fofana, n’a jusqu’ici accepté de rencontrer que «la branche syndicale séparatiste».

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE – Le 28 Août 2013