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Le vent de l’unité syndicale souffle à la police nationale. Il est à l’actif du « Renouveau » section syndicale de la police qui a vu le jour il y a de cela quelques mois et qui a partagé son idée hier avec la presse à la Bourse du travail.

Composé des militants de la Section syndicale de la police nationale (SPN), des syndicats des commissaires et des inspecteurs, le Mouvement « Renouveau » se veut fédérateur des trois syndicats de la police nationale. Selon son secrétaire général, Jean Antoine Samaké, le « Renouveau » est une initiative des hommes et des femmes engagés qui disent non à certaines situations désagréables vécues par la police.

Le « Renouveau » porté sur les fonts baptismaux en septembre 2012 est affilié au Syntade et à l’UNTM depuis le 20 juillet 2013. Il vise la défense des intérêts matériels et moraux des policiers. Faisant sien la leçon du passé où la SPN de Siméon Kéita s’est illustrée par la violence et l’intimidation des collègues et même de la hiérarchie, le « Renouveau » par la voix de son secrétaire général dit privilégier le dialogue. Son secrétaire général adjoint et doyen Amadou Sissoko a mis à profit la conférence de presse pour présenter les excuses des policiers aux populations de Ntomikorobougou qui ont été les victimes de certains événements déplorables provoqués par des policiers, à leurs chefs et au peuple malien.

Le « Renouveau » se fixe trois objectifs principaux : appuyer les plus hautes autorités à adopter le statut particulier des fonctionnaires de police après sa relecture ; aller vers l’unicité ou la fédération syndicale et faire asseoir une police Républicaine.

Le secrétaire général du Syntade et de l’UNTM, Siaka Diakité s’est réjoui de cette démarche enclenchée par les policiers. Il a affirmé que « nous avons besoin d’une police efficiente capable d’alerter précocement les pouvoirs publics » avant d’indiquer que « cette police doit être accompagnée, bien instruite et bien équipée au cœur des dernières évolutions scientifiques et techniques qui impactent notre vie de tous les jours ».

Abdrahamane Dicko

Les Échos du 23 Août 2013


Police Nationale: Des responsables de la SPN toujours suspendus malgré le pardon national

Après les derniers affrontements entre policiers au GMS, plusieurs responsables de la section syndicale de la police nationale (SPN) ont été interpellés et incarcérés au niveau de plusieurs centres de détention du pays. Cependant, au cours de la cérémonie de pardon national organisée au palais de Koulouba, le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré a demandé la libération des bérets rouges (arrêtés depuis avril 2012) et des policiers arrêtés lors des derniers incidents au GMS. Ainsi, si les militaires libérés ont pu regagner leurs garnisons, ce n’est pas le cas des policiers, qui n’arrivent pas toujours à prendre fonction au motif qu’au moment de leur détention, ils avaient été suspendus par un arrêté du ministre de la sécurité intérieure, Tièfing Konaté.

« Nous ne comprenons pas l’attitude de notre ministre de tutelle qui doit comprendre qu’avec le pardon national, tous nos collègues doivent être libérés et doivent regagner leur poste. Malheureusement ce qui n’est pas le cas aujourd’hui de nos camarades dont 4 sont toujours en détention»nous a confié un responsable de la SPN. Il faut rappeler que le premier responsable de la SPN Simeón Kéïta et son adjoint Siriman Fané figurent parmi les détenus libérés.

Rassemblées par Kassoum THERA

L’Indépendant du 23 Août 2013.