Partager

La police nationale a célébré le 4 octobre dernier le 56e anniversaire de sa création. La journée était placée sous le thème de la «la recherche de repères pour les fonctionnaires de Police».

C’était à l’école de la police en présence de plusieurs personnalités notamment l’ancien président de la République, le Professeur Dioncounda Traoré, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Salif Traoré, le ministre des Maliens de l’extérieur, Dr. Abdrahamane Sylla, le ministre des Affaires étrangères, M. Abdoulaye Diop. Il y avait également le président de la Commission de défense à l’Assemblée nationale, Karim Keita, et le Directeur général de la Police, Moussa Ag Infahi.

Dans son discours, le Directeur a surtout évoqué les conditions dans lesquelles survient le 4 octobre 1960. Selon lui, en 1959, un officier de police soudanais en la personne Mahamane Touré fut nommé Directeur adjoint de la Sûreté, et à quelques commissariats de Police de Bamako furent confiés des officiers de Police adjoints ou à des Inspecteurs de Police des fonctions de Commissaire de Police. Et le 04 octobre 1960, c’était la date de passation de pouvoir du dernier policier colonial au premier policier national du Mali.
Le Directeur a rappelé qu’au cours de son histoire, la police a assuré avec professionnalisme ses missions, souvent en collaboration avec les autres forces de défense et de sécurité. Et de noter que les missions sont assurées de nos jours avec courage et dévouement par des femmes et des hommes qui ont fait le serment de dédier leur vie pour que règne le bon ordre et s’instaure la paix dans la République.

«Mais, force est de reconnaître que plus d’un siècle après sa création, la police reste confrontée à d’énormes problèmes, notamment celui de concilier l’exercice des libertés individuelles et collectives à l’exigence de la sécurité publique, dans un régime démocratique où le citoyen trouve le plaisir de défier l’Etat en raison de son incivisme», a également déclaré le Directeur général.

Par ailleurs, «la lutte contre le terrorisme est au centre des préoccupations», a annoncé le ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Il a rassuré que la police dispose d’unités spéciales pour faire face à ce fléau.

Au cours de cette cérémonie, des diplômes d’honneur ont été décernés à des entreprises et structures telles que Toguna Industrie, PMU-Mali, Agence Musulmane d’Afrique, l’ANASER, la SONATAM, la Mairie du District, Eucap SAHEL, la DIRPA, l’ORTM, Orange Mali et la SOTELMA Malitel, en guise de récompense pour leur soutien indéfectible à la Police nationale. Des diplômes ont été également décernés à une centaine de policiers méritants.
Cette même journée a été meublée d’un point de presse consacré à l’historique de la Police, sous le magistère de l’inspecteur Général de Police Namakoro Diarra, président de l’association des fonctionnaires retraités de la Police nationale à la Direction nationale de la Police.

À en croire l’inspecteur général, de sa création par la Loi N°6157/AN-RM du 15 Mai 1961 à nos jours, la Police nationale a connu beaucoup de changements, de mutations, sur le plan structurel, organisationnel que sur le plan de gestion des ressources humaines. Selon l’inspecteur, l’histoire de la Police nationale peut être classée en grandes périodes : la première période va de la colonisation à l’indépendance ; la deuxième de l’indépendance à 1973 ; la troisième de 1973 à 1993 ; la quatrième période de 1993 à 2002 et enfin la cinquième de 2002 à nos jours. Au total, vingt-deux Directeurs se sont succédé à la tête de la Direction nationale de la Police.

Bréhima Sangaré

Du 10 Octobre 2016