Partager

Le 2 octobre, 27000 policiers défilaient à Paris lors de la «Marche de la colère» contre leurs mauvaises conditions de travail.C’est une revendication de longue date des policiers en France : que le gouvernement leur règle enfin les innombrables heures supplémentaires qu’il leur doit. Un premier pas a été fait puisque le ministre de l’Intérieur s’est engagé à en payer une partie d’ici la fin de l’année. Mais pour les forces de l’ordre, le compte n’y est pas forcément.Cinquante millions d’euros pour payer 3,5 millions d’heures supplémentaires. C’est un début. Le ministère de l’Intérieur commence à solder ce qu’il doit aux policiers. C’était une revendication de longue date, mais sur le terrain, les forces de l’ordre se sentent flouées.« Le collègue aurait dû être payé à l’indice auquel il est aujourd’hui et pas à un montant dérisoire qui ne correspond à rien, affirme Fabien Vanhemelryck, secrétaire général à Alliance police nationale. Les heures supplémentaires seront payées pour tout le monde pareil à 11,88 euros nets, alors que les collègues auraient dû être payés entre 13 euros et 25 euros. Et en plus, le collègue aurait dû avoir le choix entre le fait d’être indemnisé sur ses heures supplémentaires ou pouvoir les poser en repos. Ce qui n’a pas été le cas. On ne lui a pas laissé le choix. On lui a dit :  » Tu seras indemnisé à ce montant-là, et c’est comme ça et pas autrement « . Et là on ne peut pas accepter. »RFI