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La Tunisie a été fortement secouée par l’affaire d’une collision, le 7 octobre au large de la Corse, entre un roulier rattaché à la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) et un porte-conteneurs chypriote. L’accident, qui a bloqué les deux navires pendant cinq jours, a gravement terni l’image du pays. Récit. Presque dix jours après la collision au large du Cap Corse, des résidus d’hydrocarbures se sont échoués mardi sur des plages de l’est du Var, dont la célèbre plage de Pampelonne, dans le Golfe de Saint-Tropez. Une pollution qui, selon la préfecture maritime de Méditerranée, « semble provenir du pétrole échappé » lors de l’accrochage entre les deux navires. Le même jour, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a indiqué que ceux qui ont provoqué la collision ne bénéficient d’aucune couverture de la part de la centrale syndicale – et ne méritent même pas leur place dans le secteur public, a-t-il ajouté. Le représentant est même allé jusqu’à demander au chef du gouvernement, Youssef Chahed, de dépêcher une commission indépendante pour faire la lumière sur cet épisode qui défraie la chronique depuis dix jours.Un comportement « anormal » Dimanche 7 octobre, vers 7h du matin, un navire tunisien (l’Ulysse), parti de Gênes vers Tunis, a percuté de plein fouet un porte-conteneurs chypriote (le Virginia). Ce dernier se trouvait alors au mouillage, à 26 km du Cap Corse. De telles images sont inhabituelles dans une Méditerranée occidentale…JEUNEAFRIQUE