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Mouvements de masses : le meilleur et le pire (Suite)
Fausses notes

– Alain Bartoli, policier niçois et dignitaire de la GLNF (Grande Loge nationale française), usait et abusait à des fins extra-professionnelles d’un fichier confidentiel : le Stic (Système de traitement des infractions constatées). Outre les fiches des candidats maçons, il avait consulté celles de Chirac, Chevè-nement et… du procureur Éric de Montgolfier, qui dénonce les ingérences de la GLNF dans le fonctionnement de la justice azuréenne. (Une broutille au regard de ses ingérences dans la politique franco-africaine).

– Carl Lang, délégué général du Front national, poursuit en diffamation le Réseau Voltaire. Il vise un texte paru en juin 1999, donc bénéficiant de la prescription trimestrielle des délits de presse, mais consultable sur le site Internet du Réseau
(www.reseauvoltaire.net)

1. Le plaignant s’appuie sur un jugement précédent (12/1999) selon lequel, sur Internet, « la publication devient continue ».

Le procès a été plaidé le 8 novembre. Le jugement sera rendu le 6 décembre. Il est d’une importance considérable. Si la thèse de la continuité de la publication était confirmée, tous les documents mis à disposition sur Internet seraient passibles de procédures à retardement. La presse renoncerait probablement à faire bénéficier le public de cette nouvelle forme d’archivage.


Où l’on peut trouver aussi Billets d’Afrique… ?

– Les sœurs Marie-Paule et Solange Moracchini, juge d’instruction à Paris et substitut du procureur à Marseille, poursuivent en « complicité de diffamation publique envers une personne dépositaire de l’autorité publique » le journaliste Mehdi Ba.

Celui-ci a publié dans Golias un dossier sur les instructions très contrastées de la juge : agressive contre son collègue Albert Lévy, indulgente envers la Scientologie ou le régime djiboutien (cf. Billets n°63, 78, 79, 80, 82, 83 et 85). Mehdi Ba signale une apparente et rare coïncidence : les deux sœurs suivaient chacune une plainte contre la Scientologie, dans les deux cas des pièces auraient disparu.

Le procureur de la République dictatoriale de Djibouti tutoie et « embrasse » « Marie-Paule ». (Le Monde, 08/09/2000).

Laquelle, visiblement, ne passe pas la bise à Monsieur Ba.

04 Aout 2008