Partager

Créé en 1945, le FMI compte 184 pays membres. Le FMI intervient à trois niveaux, selon Mr Wane : les prêts faits au pays, l’assistance technique et la surveillance.

Au niveau des prêts, il s’agit de la gestion de l’endettement public ainsi que la politique commerciale.
Concernant l’assistance technique, elle consiste à améliorer la qualité de la gestion des dépenses publiques ainsi que l’information du pays, sur ce qui est fait dans les autres pays, de même que la formation dans le cadre des cours de l’Institut du FMI.

Par rapport à la surveillance, les bailleurs multilatéraux et bilatéraux s’assurent de la qualité de la gestion macro-économique avant de libérer les ressources. Il s’agit de veiller sur la bonne gouvernance et la transparence des Etats en matière de gestion financière.

Le Mali fait partie des pays bénéficiant de ces trois aides.
Ainsi, les concours financiers accordés par le FMI permettent aux pays de reconstituer leurs réserves internationales, de stabiliser la valeur de leur monnaie, de continuer à régler leurs importations et de restaurer les conditions d’une croissance forte et durable, selon le nouveau représentant du FMI.

Mais, contrairement aux Banques de Développement, le FMI n’accorde pas de prêts pour des projets spécifiques, a indiqué Mr Wane.

Une aide financière au FMI peut être sollicité par un pays membre si ce dernier constate un besoin de balance de paiement.

Prêts accordés par le FMI, relèvent généralement d’accords stipulant les conditions que le pays doit remplir pour avoir accès aux ressources, a expliqué M. Norbert Toé.

Le FMI, au fil des ans, a créé un certain nombre d’instruments ou facilités de prêts adaptés aux conditions spécifiques de ses divers pays membres.

Les pays à faible revenu peuvent emprunter à des taux concessionnels par l’intermédiaire de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, selon Mr Toé.

Le FMI alloue 1/5 de son budget aux pays pauvres et Le Mali représente 0,40% des quotas du FMI

L’aide attribuée au Mali passe par le budget national, ce qui semble une bonne alternative pour le FMI, a estimé Mr Toé.

Le Mali est à son troisième programme. Le 1er se situait entre 1996 et 1999, le second de 1999 à 2003 et le 3è de 2003 à 2006.

Notre pays est le 7è pays à bénéficier de ces trois programmes et est désormais considéré comme un bon élève du FMI., lui permettant ainsi de bénéficier de 11 assistances techniques dont la formation des cadres.

Aussi, les pays africains dans le cadre du NEPAD se sont engagés à faire des réformes pour la réalisation des Objectifs du Millénaire (OMD) créant ainsi, le centre régional d’assistance technique dont l’une des bases est à Bamako et l’autre en Tanzanie.

Par rapport à certaines réformes, notamment la privatisation des sociétés et entreprises d’Etat, M. Wane a indiqué que le FMI veut s’assurer de l’utilisation des fonds du contribuable malien.

03 juin 2005