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Le Saviez-vous ? Jules Ferry affirmait sans hésiter au Parlement, le 28 Juillet 1885, que : «la déclaration des droits de l’homme n’avait pas été écrite pour les Noirs de l’Afrique équatoriale». Le Général Meynier écrivait plus honnêtement : «Dès le premier jour de leur rencontre, les Européens ont posé en principe leur supériorité sur la race noire…

Ils ont plié à l’esclavage les Africains, justifiant leurs actes par le droit du plus fort… pour y ouvrir des débouchés à leur commerce, ils ont jeté à bas les dernières traces existantes des civilisations africaines. A comparer leur œuvre avec celle des Berbères et même des Arabes, le parallèle n’est pas, à ce jour à l’avantage des nations européennes».

Source : l’Afrique est mal partie

Des mots : Un malade s’intéresse aux médecins comme le frileux s’intéresse aux vêtements.

Sagesse Bambara : Quand tu seras partie (chez ton mari), sache t’asseoir. Quand tu seras partie sache te tenir debout (comme il faut). Le mariage fait la femme accomplie policée, qui sait vivre.

Expressions intéressantes : Il est mort dans la fleur de l’âge, en pleine force, en pleine santé.


Déforestation en Afrique : Selon une enquête de la FAO, l’Afrique a perdu entre 1990 et 2005 plus de 9% de ses arbres, surtout en raison de l’abatage. C’est plus de la moitié des pertes mondiales alors que le continent ne compte que 16% des forêts de la planète.

Les pays les plus touchés sont : l’Angola, le Cameroun, le Nigeria, la RD Congo, le Soudan, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
En Amérique latine et dans les Caraïbes qui abritent environ un quart du couvert forestier mondial, la forêt a diminué de 0,5% par an entre 2000 et 2005 contres 0,46% dans les années 1990. Là, c’est la conversation des forêts en terres agricoles qui est la première cause de déforestation.

Production agricole record : Selon la FAO, la production de riz en Afrique a augmenté pour la sixième année consécutive, pour atteindre 21,6 MT en 2006, soit 6% de plus qu’en 2005.

L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) attribue cette croissance record à l’adoption par les agriculteurs africains du nouveau riz pour l’Afrique (NERICA), le riz paddy hybride développé par le centre du riz pour l’Afrique (ADRAO) et ses partenaires. La hausse de production est particulièrement marquée au Burkina Faso, en Gambie, en Guinée, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Sénégal et au Togo.


Rachat de Africa n°1 par la Libye

Le projet du Guide libyen des Etats-Unis d’Afrique serait-il en marche ? On serait tenter de répondre par l’affirmative. Les faits sont patents. Au Mali, la Libye détient le cordon économique dans plusieurs domaines. Elle a racheté l’hôtel de l’Amitié, don du président égyptien Gamal Abel Nasser au Mali.

La création de la station de radiodiffusion Africa n°1 a été fortement appuyée par la France en la personne de Foccart et amis. Elle a généré de grosses commissions pour les décideurs et leur entourage. C’est Thomson C.S.F qui a réalisé l’installation des quatre émetteurs de 500 KW installés à Moyabi. Et c’est RFI qui dispose ainsi d’un puissant relais en Afrique centrale.

Le rachat de Africa n°1 par la Libye ne sera pas vu d’un bon œil par la France. Quand on sait que le Guide Libyen Kadhafi est réticent aux Européens. Le personnel de la station panafricaine a déclenché une grève. Attendons de voir.

Universités branchées : Google a conclu un accord avec le ministère de l’Infrastructure rwandais et le Réseau d’éducation du Kenya (KENET) afin que des dizaines de milliers d’étudiants des deux pays puissent utiliser gratuitement Google Apps dans leurs universités et avoir accès à différents services : messagerie, agenda, outils de traitement de texte, création de pages web. Google prévoit de multiplier ce genre de partenariats en Afrique. www.google.

A propos de démocratie en Afrique : Bongo, doyen des chefs d’Etat africains, affirmait «le multipartisme, s’il satisfait l’idéal démocratique des vieux pays du monde occidental qui n’ont à se préoccuper de bâtir une nation, qui se trouvent déjà engagés dans le processus des mutations sociales et technologiques des temps nouveaux ne peuvent représenter, dans le contexte des jeunes nations africaines, qu’un élément de désordre et de stagnation, parce qu’il cristallise les divisions, lesquelles constituent nécessairement des entraves au progrès.

De plus et ceci est encore plus grave. Les partis politiques ont fortement tendance à s’identifier à un groupe ethnique, à se transformer en organisation de défense de certains groupes particuliers.»


Inter de Bamako

04 Aout 2008