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Lassina Koné, président de l’Association des producteurs de pomme de terre de Sikasso (APPS) n’en revient pas.

Selon lui, si ce n’était pas la pluie du mardi 1er août 2006, cela faisait 20 jours qu’une seule goutte n’était tombée sur leur territoire.

Selon ses propres remarques de paysan, au mois d’août à Sikasso et environs, il pleut au moins un ou deux jours sur trois.

Dans son village à Diakoroladiassa, située à une quinzaine de kilomètres de la Capitale du Kénédougou, des cultivateurs ont semé du maïs et d’autres céréales dès la tombée des premières pluies.

Le maïs a malheureusement subi les conséquences de la rareté des précipitations. Pour nombre de paysans sikassois, « la récolte du maïs est totalement compromise ».

Variétés précoces

Samedi dernier, au cours d’une réunion de paysans venus de différentes contrées de la Commune urbaine de Sikasso, il a été fait le constat selon lequel l’hivernage est compromis pour la plupart d’entre eux. Ils ne comptent aujourd’hui que sur la reprise normale de la pluviométrie pour espérer faire de bonnes récoltes.

Le salut pour d’autres villageois passe par la culture de variétés précoces de gros mil et de petit mil qui sont des céréales de base de consommation au Mali. Pour M. Koné, « seul le coton n’est pas beaucoup menacé pour l’instant en ce sens que sa réussite dépend plus de la régularité de la pluie vers la fin de la saison hivernale ».

Il urge, pour les pouvoirs publics, de prendre les devants afin d’éviter au pays la catastrophe de 2004 qui était imputable aux criquets.

Abdrahamane Dicko
(envoyé spécial à Sikasso)

09 août 2006.