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La grande pluie qui s’est abattue sur notre capitale dans la nuit du 19 au 20 août, a causé des inondations dans plusieurs quartiers. Cette fois-ci, c’est la rive gauche du fleuve Niger qui a été la plus touchée. On ne déplore pas de perte en vies humaines, mais les dégâts matériels sont importants surtout à Taliko où une dizaine de maisons se sont effondrées.

Comme on devait s’y attendre, la grande pluie qui s’est abattue pendant toute la nuit du mardi au mercredi, à causé d’énormes dégâts dans plusieurs quartiers du district de Bamako. Mais, cette fois-ci, c’est sur la rive gauche du fleuve Niger où l’on a observé le plus grand nombre de dégâts.

A Lafiabougou Taliko, tous les quartiers qui se trouvent derrière l’Amaldème ont été complètement inondés. Aux environs de 11heures, cette situation s’est aggravée avec le déferlement des eaux venant de la colline qui a provoqué du coup l’écroulement d’une dizaine de maisons. Il a fallu une prompte intervention des sapeurs-pompiers pour évacuer les populations. C’était en présence du gouverneur du District et du maire de la commune IV. Les populations sinistrées n’ont pu sauver leurs effets.

A Sébénikoro, au niveau du Woyowoyankô, c’est une situation identique qu’ont connue les occupants des lieux. Les plus concernés sont, ceux-là, qui ont occupé le lit de la rivière. Car, aux environs de 10 heures, la rivière est soudainement sortie de son lit. Seule, la rapide intervention des éléments de la brigade des sapeurs-pompiers de Dravéla a sauvé la situation. Le sergent Mamadou B.

Touré qui dirigeait les opérations a tout d’abord pris la précaution de demander à l’EDM de couper le courant à cause des câbles qui trainaient dans les eaux et qui constituaient une grande menace. Ce n’est qu’après l’intervention de l’EDM que les soldats du feu ont procédé à l’évacuation des occupants des lieux. Eux, non plus, n’ont pu sauver leurs effets, car à certains endroits l’eau atteignait la hauteur d’un mètre cinquante.

Le carré Ramos est une autre place de la commune IV sinistrée par l’inondation. Malheureusement, tout ce que la Protection civile pouvait faire dans les trois cas était d’évacuer les populations sinistrées en attendant que l’eau regagne son lit. Mais, la grande inquiétude reste l’éventualité d’une autre pluie dans les heures qui suivent.

La rive gauche du fleuve Niger n’a pas été épargnée. A Garantiguibougou, en commune V, à Kalabancoura et au niveau de l’avenue connue sous le nom de  »trente mètres » en commune VI, plusieurs carrés ont été inondés. Mais ici, c’est surtout le manque de canalisation qui est la première cause des inondations.

C’est le cas du rond point  »Sogolo » près de l’hôtel Wassoulou, au niveau de la rue 230. La concession, porte 163, connaît permanemment des inondations à cause du manque d’issue. L’eau devrait normalement passer par une concession voisine. C’est d’ailleurs ce qui se passait du vivant du maître des lieux. Mais sitôt après la mort de ce dernier, à cause de la rivalité des enfants, il n’est plus possible d’évacuer l’eau à partir de la famille voisine.

Hier nuit, la concession, porte 163, a été, une fois de plus inondée. Alertée d’urgence, la Protection civile n’a pu trouver une solution jusqu’à deux heures du matin pour évacuer l’eau et a dû faire appel à la police pour porter secours aux sinistrés.


Pierre Fo’o MEDJO

21 Août 2008