Partager

an4.jpgJeudi dernier, l’Assemblée nationale a entamé une séance plénière consacrée à 10 projets de loi. Par une écrasante majorité (122 voix pour, deux contre et aucune abstention), les députés ont adopté le premier texte de l’ordre du jour, un projet de loi portant ratification d’une ordonnance d’août 2007 autorisant la ratification de l’accord de financement relatif au second Projet sectoriel des transports entre notre pays et l’Association internationale de développement (IDA).

Le banc du gouvernement était occupé par la ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, qui assurait l’intérim de son homologue de l’Équipement et des Transports, Hamed Diane Séméga.

C’est ainsi que l’IDA accorde au Mali un crédit de 59 millions de Droits de tirages spéciaux (soit 45,339 milliards de Fcfa) destiné au second Projet sectoriel des transports. Ce crédit servira à financer la réhabilitation de routes en terre, l’entretien de pistes rurales, la construction et la réhabilitation de quais le long du fleuve Niger dans quatre localités, la construction d’une circulaire autour du centre ville de Bamako, la réhabilitation du Boulevard de l’Indépendance et l’aménagement de rues au centre ville de notre capitale.

Dans le cadre du désenclavement en milieu rural, sont prévus la réhabilitation de routes en terre (Kita-Toukoto-Bafoulabé 240 km, Bandiagara-Douentza-bretelle Tongo-Togon sur 140 km) et l’entretien de pistes rurales : 600 km dans la zone CMDT, 400 km dans la zone OHVN, 170 km de la route Fana-Dioïla-Massigui-Koualé et 80 km de la route Dioïla-Sorokoro-Fana.

Le projet intègre aussi la réalisation d’infrastructures et l’acquisition d’équipements socio-économiques (écoles, centres de gestion de coopérative, magasins communautaires, forages, fournitures de pompes et d’équipement d’énergie solaire…).

Quatre quais seront réhabilités ou reconstruits sur le Niger à Diafarabé, Dioro, Konna et Tenenkou.

Quant au volet urbain, lui englobe la réhabilitation du Boulevard du peuple avec la construction d’une section de route d’environ 1,3 km à 3 bandes de roulement dont une pour le trafic de bus de grande capacité en site propre et deux bandes pour le trafic des autres véhicules, des trottoirs matérialisés et la construction de deux passerelle pour piétons.

D’autres travaux concerneront la construction de la circulaire autour du centre ville de Bamako (qui sera désignée sous le nom de « Anneau-Sotrama »), les travaux d’aménagement de rues du centre ville et l’appui institutionnel.

Le boulevard circulaire fermé ou « Anneau-Sotrama » d’environ 4,8 km sera destiné aux minibus. Des encoches et abris d’embarquement et de débarquement des passagers sont prévus et des carrefours réaménagés.

Le projet propose un nouveau schéma basé sur la séparation des flux (voitures personnelles, transport en commun, charrette à bras et piétons) et la restructuration du réseau du transport en commun en le faisant évoluer proprement vers un réseau plus moderne.

Durant les travaux, les élus de la nation ont planché sur l’évaluation de la phase I du Projet sectoriel des transports, sur les critères de choix des zones concernées, la sensibilisation, du recasement de ceux qui seront déguerpis, l’évaluation de la passerelle du Quartier-Mali, et l’étude environnementale…

La commission des travaux publics, de l’habitat et des transports saisie au fond ainsi que le ministre intérimaire ont indiqué que toutes ces préoccupations ont été prises en compte. Cette ratification, ont ils expliqué, ne concerne que la participation de l’IDA.

L’ensemble de la phase II du PST est un programme de plus de 500 milliards de Fcfa qui concerne la quasi-totalité du pays.

Auparavant, les députés avaient adopté, à l’unanimité des 135 votants, un projet de loi portant ratification d’une ordonnance autorisant la ratification de la Charte africaine de la jeunesse adoptée lors de la 7è session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine tenue à Banjul les 1er et 2 juillet 2006. C’est le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, qui le défendait.

L’importance de la participation et de l’implication de la jeunesse dans le développement économique et social de notre continent a été soulignée dans le plan stratégique de la Commission de l’UA. Ce plan accorde une priorité au développement et à l’autonomisation de la jeunesse.

Pour matérialiser cet engagement, l’UA a élaboré un cadre d’orientation sous la forme d’une Charte africaine de la jeunesse, qui prescrit aux États membres des responsabilités dans l’épanouissement de la jeunesse. Ce texte a été adopté lors de la 7è session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de Banjul.

Il précise les droits, les devoirs et les libertés de la jeunesse tout en facilitant l’élaboration des programmes et plans stratégiques nationaux pour l’autonomisation des jeunes. La charte fournit d’importantes directives et définit les responsabilités des États membres en ce qui concerne l’intégration socio-économique de la jeunesse.

L’application de la charte, va offrir à la jeunesse les outils nécessaires à garantir ses moyens d’existence et arrêter le flux des jeunes vers d’autres régions du monde. Le document fixe les responsabilités des jeunes pour ce qui est de leur propre devenir et envers leurs pays et, par delà, le continent.

La charte s’est inspirée de la Déclaration universelle des droits de l’homme et a été guidée par des conventions internationales des droits civiques, politiques, économiques et sociaux et culturels ainsi que de la Charte africaine des droits des peuples.

Elle entrera en vigueur après sa ratification par 15 États. A ce jour, seuls 6 pays (Bénin, Burundi, Nigeria, Rwanda, Togo et Mali) l’ont signée et le Rwanda l’a déjà ratifiée. Dans notre pays, c’est ce processus qui est en cours.

Le texte a été approuvé à l’unanimité.


12 novembre 2007.