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Accompagnée pour la circonstance d’une forte délégation comprenant, le Directeur National de l’Emploi, la ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, a séjourné du 5 au 7 mai dernier dans la capitale du Kénédougou. L’objectif de cette visite était de prendre contact avec les structures relevant de son département et saisir l’occasion pour présider la cérémonie de remise d’attestations de formation à des patrons artisans.

Au cours de la visite, Mme Diallo M’Bodji Sène, s’est rendu successivement à la coordination du FAFPA, de l’APEJ, à la direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle.

A Sikasso, toutes les structures qui dépendent dudit département travaillent en parfaite collaboration dans le cadre de la recherche de l’emploi et de la formation professionnelle pour les jeunes.

Le coordinateur de l’APEJ de Sikasso, Aly Kébé, a fait l’état des lieux de sa structure qui a été mise en place le 20 septembre 2004. A cet effet, il a fait des tournées pour informer et sensibiliser tous les partenaires sur les missions assignées à l’APEJ et les stratégies d’accompagnement.

Ainsi une formation en création d’entreprise a été initiée à l’intention de 34 jeunes entrepreneurs potentiels pour la 1ère phase et 80 jeunes pour le volontariat dans les services publics à tout cela s’ajoutent 30 autres jeunes pour les stages de qualification.

Quant au coordinateur du FAFPA, Siaka Diabaté, il a souligné le manque total de centre de formation à Sikasso. L’un des slogans phares du FAFPA est, selon le coordinateur « nous ne voulons pas de jeunes sans métier et de métier sans jeunes à Sikasso ».

C’est pourquoi 284 apprentis ont bénéficié d’une formation par rapport à l’apprentissage du type dual dont 115 filles, avec interventions de plusieurs structures impliquées dans le domaine de l’emploi des jeunes comme l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE).

La conférence de cadre a permis aux uns et aux autres de définir le rôle que chacun doit jouer dans le domaine de l’emploi et de faire ressortir les difficultés afin d’atteindre les objectifs assignés au Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle qui est une chaîne où chaque personne a sa partition.

Dans les structures visitées se pose un problème de personnel et le manque de matériel. Et au ministre de rassurer que toutes les dispositions seront prises pour résoudre les problèmes posés.

Plus de 235 jeunes formés
« C’est un immense plaisir pour moi d’être à Sikasso pour prendre contact avec les structures de mon département et saisir cette occasion pour présider à la cérémonie de remise d’attestations de formation à des patrons artisans », a déclaré la ministre M’Bodji Sène

C’est ainsi qu’en 2004, 235 jeunes ont été formés dont 84 femmes en apprentissage de type duale en, mécanique automobile, électricité, construction métallique, couture et stylisme pour un coût global de 34 800 000 FCFA avec une participation du FAFPA estimé à 29 200 000 FCFA.

En formation qualifiante, coupe et couture, 31 femmes ont bénéficié de cette formation pour un coût de 4 600 000 FCFA avec une participation du FAFPA de 3 500 000 FCFA. 142 patrons artisans ont bénéficié d’un perfectionnement dans les domaines de la construction métallique, de l’électricité, de la menuiserie bois, de la bijouterie et du carrelage.

La mise en œuvre de ces actions s’est opérée grâce à l’accompagnement de la fondation Swisscontact et avec l’ONG Guamina et l’appui constant des autorités régionales de Sikasso.

La dernière étape de la mission a été de Yanfolila. La ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a eu des échanges avec les autorités de cette ville. Yanfolila est un cercle situé à 80 Km de Bougouni.
Cette ville a été retenue par l’APEJ pour l’implantation d’une usine dans le cadre de la création de l’emploi rural.

Pour ces populations, ce projet permettra de valoriser les fruits et de lutter contre l’exode rural des jeunes. En effet, les 12 communes du cercle contribuent à la cotisation pour la mise en œuvre de la société fruitière de Yanfolila dont le capital est fixé à 400 millions de FCFA.

Et la ministre d’exhorter, les communes qui sont en retard à s’acquitter de leur cote part.

Ramata TEMBELY

Envoyée spéciale

10 mai 2005