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Sous la houlette du président de l’Assemblée nationale, M. Dioncounda Traoré, les députés étaient réunis, les jeudi et vendredi 24 et 25 Avril 2008, en session plénière de délibération sur différents Projets de loi, dont un portant ratification de l’Ordonnance n°08-002/PRM du 27 Mars 2008 et autorisant la ratification de l’Accord de crédit signé à Bamako, le 27 Janvier 2008, entre la République du Mali et FORTIS BANK des Pays-Bas, pour le financement de la phase 2 du Projet d’assainissement de la base industrielle de Sotuba.

Après des longs moments d’échange avec le ministre de l’Environnément et l’Assainissément les députés ont unanimement soutenu et adopté ledit Projet. Il s’agit d’un prêt pour le financement d’une deuxième phase, car à ce jour, le taux de réalisation du projet d’assainissement de ladite zone est de 75,6%.

Ce financement vise donc à contribuer à l’achèvement de la construction d’un système d’égoûts pour les eaux usées industrielles, le curage et l’extension du réseau de collecteurs et de caniveaux pour l’évacuation des eaux de pluies, la fourniture et l’installation des raccordements des usines.

Par ledit prêt, la FORTIS BANK (de Neederland ou Pays-Bas) met à la disposition du gouvernement de la République du Mali un montant d’environ 1 371 078 697 572 Francs CFA. Le montant du crédit sera remboursé sur une période de 7 ans, au moyen de 14 versements semestriels égaux et consécutifs.

Le premier versement sera effectué dans un délai de 6 mois après la réception provisoire, et au plus tard 24 mois après la mise à disposition du crédit. Le gouvernement de la République du Mali paiera également des intérêts au taux de 1,50% l’un, et une commission d’engagement de 0,75%.


L’état de la Capitale

La ville de Bamako compte environ 2 millions d’habitants, soit 20% de la population malienne. mais de façon générale, l’insuffisance d’entretien des ouvrages d’assainissement et l’inexistence de dispositifs fiables de gestion des déchets liquides ont crée une situation de détérioration catastrophique du cadre de vie de la Capitale, notamment au niveau de la zone industrielle de Sotuba.

Aussi, les unités industrielles situées dans cette zone rejettent, sans traitement, leurs eaux usées dans le fleuve. Si aucune mesure durable et efficiente n’est envisagée, la multiplication des unités industrielles va contribuer à accélérer le processus de contamination de l’ensemble de nos ressources en eau.

Dès lors, l’assainissement de la zone industrielle de Sotuba se présente comme une priorité majeure pour les autorités chargées de la préservation de l’environnement. C’est pourquoi le Mali, en partenariat avec les Pays-Bas et à travers le bureau d’Ingénieurs-Conseil et d’architectes HASKONING, a mené une étude d’investissement pour l’assainissement de la zone industrielle de Sotuba en Commune I du District de Bamako.


Les données d’un contrat

Ainsi, le contrat n°0243/DGMP-2004 relatif à la réalisation de travaux d’infrastructures d’assainissement de la zone industrielle de Sotuba a été passé entre l’Etat malien et l’entreprise néerlandaise VAN DER HERIK B.V. pour un montant de 6 097 153 113 FCFA hors taxes et dans un délai d’exécution de 24 mois.

Ce contrat porte sur la construction de nouveaux collecteurs et d’un réseau d’égout, l’électrification et la clôture de la station d’épuration des eaux usées et la réalisation de travaux auxilliaires. Au 28 Octobre 2006, le rapport sur l’état d’exécution du Projet, élaboré par le maître d’oeuvre ROYAL HASKONING, ont donné des résultats et leur pourcentages.

Pour les travaux des nouveaux collecteurs : 72% (7575 ml réalisés sur 10700 ml prévus). Pour les réseaux d’égoûts : 67% (4817 ml réalisés sur 7850 ml prévus). Pour les travaux de la station : 75%. Pour les travaux auxiliaires, il s’agit de la clôture de la station (80%). Quant aux travaux d’électrification de la station, ils sont en cours.

Selon le même rapport, le taux de réalisation global du projet est de 75,6% pour les réalisations physiques, et de 100% pour l’exécution financière. Face à cette situation, le gouvernement a élaboré une requête de financement supplémentaire en date du 13 Juin 2006, dont l’aboutissement est l’accord de prêt qui vient dans approuvé par les élus de la Nation.


Laya DIARRA

30 Avril 2008