Partager


La salle panafricaine du Centre Aoua Kéïta a abrité le jeudi 1er février, l’atelier d’information et d’échange des collectivités territoriales. Organisé par Wateraid, cet atelier vise à former les élus des communes dans lesquelles l’ONG intervient afin qu’ils soient capables d’élaborer des plans sectoriels de développement en eau et assainissement.

Ont participé à cet atelier, une vingtaine de représentants venus des communes de Koulikoro, Ségou, Mopti, Gao et le district de Bamako.
A l’ouverture des travaux, Mme Fatoumata Haïdara, représentante de Waiteraid a déclaré que son ONG estime que l’atteinte des OMD par les pays les moins développés comme le Mali engage tous les acteurs du secteur. Il s’agit des décideurs publics, la société civile, les partenaires techniques et financiers.

Selon elle, l’objectif ultime assigné à toute commune, dans le cadre d’une politique de décentralisation, est de favoriser la satisfaction des besoins des populations locales par une meilleure prise en charge des besoins à la base. Cet objectif de développement local requiert, des actions concertées de la part des différents acteurs, une claire définition des objectifs poursuivis, le tout dans le cadre d’un projet de territoire élaboré de manière participative et consensuelle.

Le processus d’élaboration de ce projet de territoire qui sera matérialisé par le plan sectoriel de développement, commence d’abord par une phase de diagnostic qui doit permettre aux fils et filles de la commune de se prononcer sur les grandes orientations sur lesquelles ils voudraient voir l’équipe municipale s’engager dans la quête du développement de la localité.

Selon l’oratrice, cette première phase du processus peut consister en l’organisation de fora de quartiers qui se feront à travers une forte mobilisation sociale et une large participation des citoyens dans un cadre transparent privilégiant le dialogue et la concertation. L’aboutissement de cette phase consiste en la formulation d’orientations pertinentes définissant les lignes directrices du futur plan de développement.

S’agissant du deuxième jalon du processus, Mme Fatoumata Haïdara a soutenu qu’il devrait déboucher sur une formulation plus précise des actions à entreprendre pour améliorer les conditions de vie et de bien-être des populations.

A en croire l’oratrice, le dernier jalon du processus concernera la validation du plan, sa mise en œuvre et son suivi évaluation.

Selon elle, la mise en œuvre des différentes activités devant aboutir à la validation du plan de développement ne peut se faire que si le conseil municipal et les forces vives de la commune ont une claire compréhension de leurs missions et de leurs devoirs respectifs.

S’agissant des enjeux de la décentralisation, elle soutient, qu’ils sont d’ordre économique, politique et social, avec en toile de fond, le défi du développement local. «Relever ce défi, c’est améliorer le cadre de vie des populations, c’est renforcer leurs compétences, c’est satisfaire la demande sociale, en un mot c’est réduire la pauvreté» a-t-elle déclaré.

Pour finir, Mme Fatoumata Haïdara a appelé les élus à prendre leur responsabilité. Selon elle, Wateraid n’a pas pour ambition de se substituer aux élus communaux. Mais seulement, il les aide à se doter d’un document stratégique de planification du développement de la commune. «Le plan sectoriel de développement ne sera pas celui de Wateraid mais bien celui de votre commune» a-t-elle conclu.

Sibiry Samaké, maire de Dialakoroba, qui représentait le président de l’Association malienne des municipalités, quant à lui, a exhorté les maires à se mettre au centre de ce processus et à mobiliser les acteurs pour sa réussite. Les travaux de cet atelier prendront fin aujourd’hui.

Abdoul Karim KONE

02 février 2007.