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Mme Tall Haoua Touré présidente des femmes du CNID, membres du comité directeur, députés, représentants d’autres partis politiques, représentants des femmes des six communes du district et de Kati, étaient présents à la conférence.

Pour Mme Touré, la femme est la vie d’un peuple et le peuple la vie d’une nation. Une nation en vie est un pays prospère.

D’après les statistiques lues par le Dr Traoré, toutes les trois heures en Afrique, une femme meurt des suites d’accouchement et le continent enregistre plus de 4 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans par an.

Au Mali, une femme décède toutes les heures et 80 nouveaux-nés passent de vie à trépas tous les jours.
Pour le Dr Traoré, les naissances trop rapprochées peuvent constituer un risque pour l’enfant et la mère.

Au Mali, seulement, 8% des femmes pratiquent l’espacement des naissances contre 66% en Tunisie et 60% au Maroc.
Environ 29% des maliennes cherchent à pratiquer l’espacement sans y parvenir.

Besoins des femmes en matière de planning familial ne sont pas satisfaits, d’où la recrudescence des avortements, selon le conférencier.

La non observation de l’espacement des naissances peut être source de problèmes démographiques, avec l’insuffisance de médecins et de structures sanitaires et scolaires, le chômage, la diminution de surfaces cultivables, les problèmes de pollution de l’environnement, a constaté Dr Traoré

Besoins non satisfaits sont pris en charge par le ministère de la santé en vulgarisant les méthodes modernes d’espacement de naissances, a indiqué le Dr Traoré.

Ainsi, pour lutter contre ce fléau, en 2001 à Bamako, premières dames d’Afrique de l’ouest et du centre se sont réunies, a rappelé Mr Traoré.

Durant cette rencontre, promesse a été faite par les épouses des chefs d’état de s’engager résolument dans la voie de l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant.

Récente décision du gouvernement de rendre gratuite la césarienne a été chaudement salué par le conférencier.

02 août 2005