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C’est le 09 avril qu’a été lancée la campagne nationale en faveur de la planification familiale, sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement, Modibo Sidibé. Elle se poursuit jusqu’au 08 mai prochain. Ses objectifs sont ceux du millénaire pour le développement.

Une campagne n’est jamais de trop lorsqu’il s’agit de santé et de bien être de la famille et de ses membres. Au-delà du théâtre et du folklore aux quels on assimile des supports comme certains sketchs de l’Ortm, chacun de nous doit lire entre les lignes et percevoir la quintessence du message.

Rien qu’en citant l’exemple du « massakè Tunduru », il n’est que superflu de dire que le message ne passe pas du tout. Au contraire, il fait plutôt vendre les acteurs de sketchs que le message lui-même, auquel les téléspectateurs prêtent moins d’attention.

Le cas de la campagne nationale actuelle sur la planification familiale doit casser les barrières des sujets tabous pour être partagée sur la place publique en tant que sujet et appel d’utilité publique.

Il s’agit bien la cinquième édition de la campagne nationale de planification familiale que le Ministère de la Santé, organise du 09 avril au 08 mai 2009 sur l’ensemble du territoire national, en collaboration avec ses partenaires impliqués dans la planification familiale. Notre conviction est que ce message a son utilité dans toutes nos familles et mérite d’être relayé dépouillé de tout aspect folklorisant.

Le « Renforcement du Leadership en Faveur de la Planification Familiale : Nous sommes tous concernés » est le thème retenu pour cette année. Le communiqué du ministère de la santé, s’inspirant de la quatrième Enquête Démographique et de Santé du Mali (EDSM IV), précise qu’un enfant de moins de 5 ans meurt toutes les 5 minutes, soit 312 par jour. Une femme meurt en couches toutes les 3 heures dans notre pays, soit près de 8 femmes par jour.

Et en moyenne 3 nouveau-nés meurent chaque heure, soit 75 par jour. Cela, parce qu’une part très importante de la demande totale en planification familiale reste non satisfaite. Il en résulte des grossesses non désirées, des avortements provoqués, des infanticides et autres graves conséquences comme les décès et la stérilité.

Tout le monde, toutes les familles doivent se sentir concernés, et une campagne accrue doit être menée pour inverser la tendance actuelle qui fragilise la santé et la survie des femmes et des enfants.

Cependant les autorités en charge de la santé avancent leur raison : « Parce qu’une croissance démographique plus lente crée le potentiel, pour accroître le rythme d’évolution de la croissance économique. Parce qu’une baisse rapide de la fécondité au niveau d’un pays, aide à créer les conditions de réduction de la pauvreté au niveau des familles ».

C’est donc de mettre un accent particulier sur la qualité de la population, plutôt que la quantité absolue, de profiter des opportunités plus variées et meilleures dans le domaine de l’éducation, d’investir plus dans l’agriculture moderne, d’investir dans des niveaux plus élevés d’épargne, avec des rapports de dépendance plus bas. Tel sont les objectifs visés à travers la campagne de planification familiale.

Seydou Coulibaly

21 Avril 2009