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Après l’identification préliminaire et la sélection des bénéficiaires du projet « Renforcement des capacités des femmes vectrices de changement pour une paix et un développement inclusif au Mali » (Recafevec), l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), en collaboration avec le Cabinet d’appui-conseil énergie, santé et environnement (Esen), organise depuis hier la deuxième édition de la formation, de cinq jours, sur le thème : Planification et budgétisation sensibles au genre.

Le projet Recafevec est une initiative financée par l’ambassade du Royaume de Norvège au Mali. L’EMP-ABB et le cabinet Esen sont en charge de sa mise en œuvre. Il a été élaboré sous forme de deux domaines d’intervention complémentaires. Une première partie consacrée au renforcement de capacités à travers des cours développés à cet effet. Et une seconde partie orientée vers la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des projets de développement communautaire.

Fort du constat de l’accent particulier mis par la Transition sur le rôle des femmes en tant que vectrices de changement, le projet Recafevec s’est assigné comme cible prioritaire la gent féminine à tous les niveaux dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et le District de Bamako.

Le but du projet est de mettre en place dans chacune de ces localités un vivier de femmes et d’hommes vecteurs de changement dans le domaine de la paix, la sécurité, la lutte contre les violences basées sur le genre et le développement au niveau décentralisé.

Cette formation, qui se tient à l’EMP-ABB, renforcera les capacités des acteurs locaux et des partenaires impliqués dans le processus de planification et de budgétisation pour une meilleure prise en compte du genre. Le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Sayon Doumbia, a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux avec à ses côtés le directeur général de l’EMP-ABB, le colonel Souleymane Sangaré, et la coordinatrice du projet, Mme Sidibé Hadja T Samaké.

Selon le directeur général de l’EMP-ABB, la planification et la budgétisation sensibles au genre consiste à appliquer l’approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes au volet financier des politiques publiques. Ainsi, intégrer une démarche de planification et de budgétisation sensibles au genre conduit à se demander si la collecte (impôts, taxes, paiement du service etc.) et la distribution des ressources financières (subventions aux associations, investissements dans des équipements, fonctionnement des services, etc.) renforcent ou diminuent les inégalités entre les sexes.

Le déséquilibre au niveau de la participation et de l’implication des femmes et des hommes, la prise en compte de la dimension genre dans l’élaboration et la mise en œuvre des outils de planification ainsi que d’établissement des budgets locaux, précisera le colonel Souleymane Sangaré, s’explique le plus souvent par la méconnaissance de la planification et la budgétisation sensibles au genre.

Au regard de toutes les contraintes que la femme malienne rencontre dans les secteurs de développement, a rappelé Sayon Doumbia, le gouvernement s’est engagé dans des actions salvatrices. à savoir, la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles ; l’élimination de la violence et l’établissement des services de santé adaptés à leurs besoins. S’y ajoute la participation pleine et effective des femmes à la prise de décisions dans la sphère publique. Pour ce faire, le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille s’est dit convaincu qu’au sortir de ces cinq jours d’atelier les participants seront mieux outillés pour l’atteinte de ces objectifs du gouvernement.

Source: L’Essor