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Le rejet du plan de transition par les partisans du président islamiste déchu et les réserves exprimées par l’opposition libérale illustrent la complexité de la tâche qui attend les nouvelles autorités sur le chemin de la transition politique en Égypte.La déclaration constitutionnelle annoncée par le président par intérim Adly Mansour, nommé par l’armée, prévoit l’adoption d’une nouvelle Constitution et la tenue d’élection législatives d’ici début 2014. Mais les Frères musulmans, dont est issu le président renversé Mohamed Morsi, ont catégoriquement rejeté cette déclaration constitutionnelle. Sur l’autre rive de l’échiquier politique égyptien, le Front de salut national (FSN), la principale coalition laïque, et le mouvement Tamarrod, à l’origine des manifestations de masse anti-Morsi, n’ont affiché aucun enthousiasme. Ils ont tous deux critiqué l’absence de concertation préalable, selon eux, et jugé que le nouveau pouvoir devait revoir cette copie constitutionnelle. Quant au Parti des Égyptiens libres, une autre composante libérale, il l’a jugé « très décevant ». L’opposition dite laïque critique notamment l’article 1 de la déclaration constitutionnelle, qui considère la charia islamique comme principale source de législation, ce qui est perçu comme une concession au parti salafiste al-Nour. D’autres acteurs politiques mettent en doute le respect du calendrier électoral, l’estimant particulièrement ambitieux compte tenu des protestations qui se poursuivent et des problèmes de sécurité. AFP.