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Les autorités gabonaises ont déposé une plainte en France contre le porte-parole de la candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly, pour des déclarations sur le président Ali Bongo considérées comme une « insulte », a annoncé jeudi la présidence gabonaise. Dans une interview publiée le 16 juillet par le quotidien français Libération, le porte-parole de la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), M. Yannick Jadot, a qualifié M. Bongo de « dictateur africain » qui fait partie « des personnes qui massacrent leur peuple », a dénoncé Mme Mezui Me Mboulou. « M. Bongo Ondimba est le président de tous les Gabonais, il a été élu démocratiquement (…) et quand on insulte la première institution de ce pays, on insulte le Gabon », a fait valoir la porte-parole. « Nous (les Africains) sommes fatigués de nous faire insulter, c’est pour ça que nous répondrons systématiquement par une procédure judiciaire » , a dit Mme Mezui Me Mboulou. « Je maintiens que je considère que les élections gabonaises ont été truquées et que Bongo est impliqué dans les affaires des biens mal acquis », avait déclaré M. Jadot. Mme Mezui a estimé qu’il y avait un « glissement » dans les déclarations du porte-parole d’Eva Joly et que « plutôt que d’avoir l’honnêteté de reconnaître ses erreurs, M. Jadot tente par un tour de passe passe (…) de s’en sortir », signe, selon elle, qu’il est « uniquement intéressé par la polémique et non la réalité ». AFP.