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Des Congolais réfugiés au Burundi ont déposé une plainte contre Agathon Rwasa, chef historique récemment sorti du maquis de l’ancienne principale rébellion burundaise, pour le massacre en août 2004 de quelque 160 réfugiés du camp de Gatumba, à l’ouest de Bujumbura, selon une copie que nous avons reçue. A l’appui de leur plainte, ils citent « les aveux de M. Habimana sur les ondes tant nationales que internationales revendiquant ce crime » Les FNL avaient, par la voix de M. Habimana, immédiatement revendiqué le massacre dans les médias. Plusieurs sources avaient cependant affirmé à l’époque que des miliciens congolais Maï-Maï et des extrémistes hutus rwandais basés en RDC voisine avaient également participé à l’attaque du camp. Contacté jeudi par nos soins, M. Rwasa, réapparu publiquement le 6 août à Bujumbura après trois ans de maquis, a dénoncé une « manipulation » en vue de l’« éliminer de la scène politique ». Pasteur Habimana a de son côté nié toute responsabilité dans ce massacre, affirmant que sa voix avait « été imitée » lors de la revendication radiodiffusée. Il avait pourtant réitéré à plusieurs reprises la responsabilité des FLN dans l’attaque. « Les banyamulenge ont causé des problèmes en RDC et au Rwanda, j’espère qu’ils ne veulent pas en poser également au Burundi », s’est-t-il emporté. Les FNL avaient signé en 2006 un accord avec le pouvoir burundais et Agathon Rwasa était rentré à Bujumbura. Il avait à nouveau rejoint la clandestinité en 2010, après avoir retiré son parti des élections générales de 2010, arguant de fraude.AFP.