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Le procès pour meurtre d’Oscar Pistorius a été renvoyé mardi au 30 juin pour que des psychiatres puissent examiner l’athlète sud-africain et établir s’il a des circonstances atténuantes, la justice lui épargnant toutefois un internement à l’hôpital. Le champion handicapé, dont la défense soutient qu’il souffre d’un trouble anxieux généralisé pouvant expliquer son geste fatal, devra se présenter à partir de lundi prochain aux heures de bureau à l’hôpital psychiatrique de Weskoppies, à Pretoria. Ces experts devront « vérifier si l’accusé, pour des raisons de santé ou d’infirmité mentale, était pénalement responsable au moment du crime pour lequel il est poursuivi, et s’il était capable d’apprécier la nature illicite de son acte », a souligné la juge. Accusé d’avoir sciemment abattu de quatre balles sa petite amie Reeva Steenkamp le 14 février 2013 après une dispute, Pistorius est passible de la prison à vie, soit 25 ans de réclusion incompressible. Le rapport final des experts psychiatriques devrait peser lourd dans le procès. Le meurtre a brisé sa carrière et il n’a pas repris la compétition depuis, bien que la justice l’ait laissé en liberté sous caution. AFP.