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Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius était « brisé » après avoir tué sa petite amie, ont témoigné lundi deux personnes présentes immédiatement après le drame en février 2013, à la reprise lundi du procès pour meurtre du sportif après deux semaines d’interruption. Le procureur Gerrie Nel pense que le jeune couple –dont la relation était déjà passablement agitée– se disputait encore, qu’elle voulait rentrer chez elle et que Pistorius l’a poursuivie. C’est en toute conscience, pense-t-il, que l’athlète a tiré quatre balles super-puissantes sur la porte des toilettes dans lesquelles elle s’était réfugiée pour échapper à sa colère. Oscar Pistorius a d’abord affirmé qu’il avait tiré sur un intrus, avant de dire qu’il avait simplement fait feu sur la porte des toilettes sans réfléchir, sous le coup de la panique. Le tribunal de Pretoria s’est pour le moment donné jusqu’au 16 mai pour en finir avec cette longue série d’audiences qui tiennent l’Afrique du Sud en haleine depuis le 3 mars. Mais une nouvelle prolongation n’est pas à exclure, d’autant que l’accusation pourrait appeler de nouveaux témoins. Le verdict ne sera pas prononcé immédiatement après la fin de ces audiences. Le procureur Gerrie Nel et l’avocat Barry Roux devront ensuite transmettre leurs conclusions écrites à la juge Thokozile Masipa. Celle-ci pourrait ensuite prendre plusieurs semaines avant de rendre une décision. AFP.