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La cérémonie s’est déroulée en présence des chefs des services techniques de l’élevage et de la pêche et du directeur général du Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT), Dirk Bertke.
A cette occasion, les habitants de Mion ont organisé, au bord de la bancotière (une excavation creusée pour en tirer du banco, transformée en plan d’eau pour la pisciculture), une grande fête populaire, suivie d’une démonstration de pêche par un groupe de jeunes pêcheurs.

L’empoissonnement des mares, des bancotières et des étangs est le fruit d’un partenariat entre le département de la pêche et le PACT afin de développer la pisciculture artisanale dans les zones à forte potentialité piscicole. Ainsi, depuis 2007, le programme a réalisé des plans d’eau dans 11 communes des régions de Koulikoro et Ségou. Résultat : ces localités ont produit plus de 30 tonnes de poissons en deux ans.


Cette activité vise,
selon Dirk Bertke, à améliorer le quotidien des
ménages en milieu rural, en leur apportant une source de revenus pour peu d’investissements. Grâce à la combinaison de la pisciculture artisanale avec les méthodes améliorées, les 14.000 habitants de la commune rurale de Tamani ont enregistré une forte baisse du taux de pauvreté. Par exemple, pour un investissement de 1,5 million de Fcfa, une collectivité locale peut être dotée d’un étang piscicole et de viviers pour l’empoissonnement des plans d’eau.

En 2008, 8,5 tonnes de poissons ont été pêchées dans les 14 étangs piscicoles du village de Monipébougou. La vente de ce produit, a rapporté 3 millions de Fcfa au village.

Matomo a produit 3 tonnes de poissons dans 4 étangs pour une valeur marchande de 1 million de Fcfa. Les 6 étangs du village de Soya ont fourni 9 tonnes de poissons pour une valeur de 4 millions de Fcfa.

La pêche est une activité économique très importante au Mali. Elle occupe 7% de la population et constitue 4% du produit intérieur brut (PIB). La raréfaction des ressources poissonneuses dans le fleuve devient cependant préoccupante.

Face à cette situation, la pisciculture représente une intéressante alternative. Le département est donc déterminé à utiliser tous les plans d’eau se prêtant à l’aquaculture.
En effet, l’empoissonnement des mares, des bancotières et des plans d’eau figure en bonne place dans le Programme quinquennal d’aménagement aquacole 2008-2012.

La valorisation des plans d’eau par l’empoissonnement pour augmenter substantiellement la production nationale de poissons, s’inscrit dans la mise en œuvre des programmes majeurs du schéma directeur de développement de la pêche, a souligné Mme Diallo Madeleine Bâ.

Ainsi, l’identification et l’organisation des pisciculteurs en coopératives et en comité de gestion et leur initiation aux techniques de pisciculture permettent un partage équitable de bénéfices et la réalisation d’actions communautaires.

Les populations ne vivant pas au bord des cours d’eau pourront ainsi produire du poisson. C’est une opportunité pour les jeunes et les femmes des villages concernés de diversifier leur alimentation et leurs revenus.


C.A. DIA

Essor du 13 Mai 2009