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Réalisés par le Belge Michel Brent, spécialiste dans le domaine de la protection des patrimoines et du trafic des œuvres d’art, ce documentaire institué, « les Dieux sont à vendre » et sorti quelque mois seulement, raconte l’histoire d’un vol d’objet d’art qui s’est déroulé dans un village « du pays dogon «  situé au pied de la falaise de Bandiagara (Mali).

En fait, cet objet est un couple en bois, vieux de plusieurs centaines d’années. Informé par le chef de la Mission Culturelle de la disparition de cet instrument de culte d’une grande valeur, Michel Bent, l’ancien journaliste suit ses premières investigations dans le village dogon concerné.

Au finish, il apprend que l’œuvre a été vendue à un trafiquant de passage et presque par miracle, il parvint à la retrouver dans une galerie d’art à Paris en (France). Les « Dieux » ont été finalement restitués au village Dogon. Cela, grâce à un soutien très large de l’Office Central de Lutte Contre le Trafic de Biens Culturels (OCBC) de Nanterre et des autorités maliennes.

« Enfin, six années après la disparition de l’objet, l’histoire se termine. Les uns sont ravis de la tournure qu’ont pris les événements, les autres critiquent la solution choisie tandis que d’autres encore, issus du même village, continuent allègrement de piller« , constate le réalisateur belge.

Mais, lors de la cérémonie de restitution, a-t-il poursuivi, un événement imprévisible se produit : «  les villageois refusent le retour de leur objet de culte. Les raisons qu’ils invoquent ne convainquent personne. Le couple est, désormais, gardé dans les réserves du Musée national de Bamako « .

Pour le réalisateur, cette œuvre  » les Dieux sont à vendre  » relate une confrontation islam-animisme que vivent chaque jour les Dogons.

Il y a lieu également de rappeler que Michel Brent a à son actif plusieurs reportages sur le trafic d’œuvres d’art, le pillage des sites archéologiques et la protection des patrimoines dans plusieurs pays au monde. Et le documentaire était, samedi dernier, sur le petit écran de Africable, la « Chaîne du continent ».