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Le président ATT a sorti les muscles contre la Coordination syndicale des enseignants du secondaire (Coses). « Tout a été dit. Tout a été tenté. Nous n’accepterons pas le chantage en tant que parents et soucieux du devenir de notre pays. Ceux qui veulent venir, la porte leur est ouverte.

Ceux qui ne veulent pas, on a fait les évaluations sans eux et le bac aussi se fera dans quelques jours sans eux », a martelé ATT. Et d’enfoncer le clou : « personne n’est indispensable. Je ne donnerais les moyens à personne de faire chanter la République. Le gouvernement ne pourra prendre des promesses qu’il ne pourra tenir. Ni do tè, do wèrè don (si ce n’est pas Jean, c’est Paul) ».

Le Végal désavoué ?

A propos du Végal, notre confrère du Sphinx demandait au président qui en est l’initiateur s’il ne s’est pas tiré une balle dans les pieds en créant le Bureau du Vérificateur général. Le confrère faisait allusion aux rapports du Végal qui, selon lui, accusent des citoyens de détournement et les souillent dans la presse. ATT a fait savoir que la dignité et l’honneur des personnes ont été effectivement atteints.

« Le Vérificateur vérifie. Mais personne ne peut dire que tel ou tel individu a détourné sans la tenue d’un procès ». Il a indiqué que l’institution du Végal procède d’une volonté politique qu’il assume. « Quoi qu’il en soit, je ne peux dire que je me suis tiré une balle dans les pieds ».

ATT décline un 3e mandat

Le déverrouillage constitutionnel en faveur du prolongement du mandat présidentiel a fait l’objet d’une contribution d’une certaine Marie-Antoinette Sidibé, politologue et constitutionnaliste à Montpellier (France). La question a été posée à ATT de savoir si c’est lui qui tire la ficelle pour se donner un troisième mandat.

« Je ne partage pas ce débat et je ne me retrouve pas dedans. Je préfère qu’on me parle d’explosif et non de droit constitutionnel. Pendant la Conférence nationale, je me suis battu pour deux choses : le financement public des partis politiques et l’alternance au pouvoir. J’avoue qu’après ces épreuves, j’aimerais avoir une autre vie », a répondu le président.

ATT complexé par Me Wade ?

Le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, avait fait une prise de position contre l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qu’il a qualifiée de gouffre financier et demandait sa suppression ou sa réfondation.

Une consœur voulait qu’ATT se prononce sur cette démarche de son homologue sénégalais. Dans un humour qui lui est propre, le chef de l’Etat a répondu qu’il ne peut pas juger son aîné Wade qui est, selon lui, courageux et dit exactement ce qu’il voit et deuxièmement c’est un homme qui a une culture qui lui permet de dire des choses. Ce qui est franc.

Vous avez dit conférence de presse ?

Une conférence de presse est normalement ouverte à tous les journalistes qui y sont conviés.

Il n’y a aussi aucun inconvénient que les initiateurs la préparent pour faire passer des messages en choisissant leurs questions et leurs journalistes. Mais depuis 7 ans que la conférence d’ATT dure, la Cellule de communication de Koulouba excelle dans l’art de ne donner la parole qu’à des journalistes ciblés.

Sur la quinzaine de confrères qui ont posé des questions deux à quelques exceptions près n’étaient pas entrepris pour les besoins de la cause. Pourquoi ne pas organiser alors une conférence de presse fermée ?

Echos du 10 Juin