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Depuis le 16 Mars 2009, une équipe de la Banque Mondiale et des responsables des départements en charge de l’Education au Mali sont en conclave à la Direction Administrative et Financière (DAF) du ministère de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, pour la revue à mi-parcours de la deuxième phase du Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education (PISE II).

Pour les participants, cet exercice constitue le temps de l’appréciation sans complaisance des résultats atteints, de l’identification des difficultés et contraintes qui ont pu entraver la marche vers la réalisation des objectifs fixés, et de la proposition des mesures d’ajustement nécessaires, fussent-elles douloureuses.

Rappelons que cette revue est celle que le gouvernement du Mali a réalisée dans le cadre des accords spécifiques passés avec son partenaire de la Banque Mondiale, étant entendu que le souhait le plus ardent du gouvernement est que force reste au cadre partenarial auquel a souscrit la Banque Mondiale.

Aussi, au-delà de la détermination d’une situation relative d’exécution du programme, cet exercice de haute portée pédagogique auquel les autorités en charge de l’Education se soumettent avec un intérêt toujours renouvelé contribuera à définir, dans les jours et mois à venir, les contours de la nouvelle politique éducative.

Pour cette raison seulement, et en cette occasion, le ministre Mme Sidibé Aminata Diallo a réaffirmé son engagement à accorder la priorité à l’Education de base et à développer l’Enseignement Technique et la Formation Professionnel comme deuxième priorité du programme.

S’agissant de l’Education de Base, Mme Sidibé Aminata Diallo fera savoir qu’ils mettront un accent tout particulier sur des domaines vitaux tels que l’amélioration de l’accès à l’école fondamentale et le niveau d’achèvement de ce cycle, notamment à travers la mise en place de cantines scolaires dans des localités vulnérables ; la construction et l’équipement de salles de classe suivant un arrangement dont il importe aujourd’hui d’en évaluer les limites ; la formation des enseignants ; la distribution et l’utilisation des manuels scolaires ; la réduction du taux de redoublement et l’amélioration des acquis de l’apprentissage ; la réduction des frais d’écolage et celle des disparités inter et intra-régionales dans l’accès aux services éducatifs dans un contexte de décentralisation ; la promotion des Centres d’Education pour le Développement (CED) ainsi que celle des centres d’Alphabétisation…

S’agissant de la formation professionnelle, les départements en charge de l’éducation poursuivront leurs efforts et renforceront les dispositifs de formation de type dual, sur le modèle actuellement en cours dans l’artisanat a-t-elle poursuivi. Des formations modulaires qualifiantes seront également promues pour permettre une meilleure insertion des jeunes dans la vie active.

En ce qui concerne l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique et Technologique, il leur sera accordé une attention particulière, dans la perspective d’une meilleure maîtrise de la croissance des effectifs, de la création des universités régionales, de la diversification des formations et de l’amélioration de leur qualité par la généralisation du système Licence-Master-Doctorat (LMD). Ce qui permettra de faire, de ce sous-secteur, un véritable pôle de développement.


“Dans la résolution de ces questions de vie, puisque c’est de cela qu’il s’agit, nous fondons beaucoup d’espoir sur la contribution de la Banque Mondiale, en vue de nous accompagner dans la réalisation de l’école de demain…. Nous avons conscience de l’ampleur des défis, mais que nos attentes restent fortes et toujours actuelles
”, a conclu le ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Mme Sidibé Aminata Diallo.

Moussa TOURE

20 Mars 2009