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L’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière (Aurep) fête ce mois le premier anniversaire de la signature du contrat de partage de production avec la société de recherche Mali Petroleum. En effet, en juillet 2005, les blocs 8 (Taoudenit) et 10 (Gao) ont été attribués à Mali Petroleum, filiale de l’australien Sphere Investments.

En septembre, la filiale du canadien Energen Resources a obtenu les blocs 12 et 13 dans le fossé de Nara. Quant au bloc 14 (bassin du Tamesma), il a été cédé à Energetic Petroleum, une filiale du sud-africain Energetic Holding PTY. Le bloc 6 a été attribué le 17 mai à la société malaysienne Markmore Energy. Faut-il le rappeler, depuis octobre 2004, le consortium Baraka Mali Ventures, mené par le groupe australien Baraka, s’est vu attribuer les blocs 1, 2, 3, 4 et 9 dans le bassin de Taoudenit.

D’autres opérateurs lui ont emboîté le pas. Le 22 juin 2005, le bloc 11 dans le graben de Gao revenait à la société Mali Oil Development, filiale de l’australien Trans Ocean Securities, qui doit investir près de 5,4 milliards de F CFA. Mais jusque-là aucun indice n’a mis en évidence l’existence de bassins exploitables.
A l’Aurep, même si les espoirs ne sont pas encore fondés, on pense que la ruée vers l’or noir est loin d’être un mythe. Selon le directeur général de l’Autorité, Mohamed Simpara, « les premières analyses effectuées par Baraka Mali Ventures ont permis de déceler des indices importants révélant de possibles gisements d’hydrocarbures. Les résultats définitifs de cette campagne, dont le coût est estimé à 3,7 millions de dollars, seront connus d’ici à septembre prochain. Les autres sociétés, venues plus tardivement, ne sont pour le moment qu’au stade des analyses préliminaires ».

Par ailleurs, la société Baraka, se propose de contribuer à la formation et au perfectionnement du personnel malien de l’administration selon un plan en accord avec le département à la fin de chaque année et à la promotion de la recherche pétrolière au Mali par le paiement de bonus de signature et de production.

Le pétrole est devenu aujourd’hui plus que jamais une ressource d’importance majeure. Il suscite de nombreuses questions et est désormais au centre de toutes les préoccupations. Les enjeux économiques, politiques et stratégiques liés au pétrole sont tels qu’aucun pays ne peut se soustraire à la compréhension, voire la maîtrise de cet instrument de développement.

Du pétrole, on tire d’innombrables produits et matériaux dont le monde moderne ne peut plus se passer (gaz, essence, kérosène, gasoil, fuel oil, les huiles, les graisses, les paraffines, le bitume, les matières plastiques, les cosmétiques…).

Avec l’adoption en 2004 du nouveau code pétrolier, l’élaboration d’un programme de promotion et la création de l’Aurep, notre pays est résolument engagé à faire son entrée dans le giron des pays privilégiés de producteur de l’or noir.

Sidiki Y. Dembélé

5 juillet 2006