Partager

Le gouvernement de N’Djamena a refusé d’autoriser la filiale tchadienne de la CNPCIC, dont les opérations sont suspendues depuis le 12 août, à reprendre ses activités, a annoncé mercredi le ministère tchadien de l’Energie et du Pétrole. A l’issue de deux journées de discussions entre les autorités et la compagnie, le gouvernement a indiqué que « toute reprise des activités de la CNPCIC est conditionnée par la construction d’une station de traitement des boues de forage, la réalisation de puits poubelle afin de réinjecter les boues traitées dans les réservoirs et l’installation d’un incinérateur de déchets », selon le communiqué. Selon N’Djamena, la compagnie « s’engage à coopérer et se dit prête à exécuter toutes les demandes du Tchad et s’engage également à respecter les lois du Tchad pour une meilleure coopération entre les deux parties ». La CNPCIC mène depuis 2009 des campagnes d’exploration dans le sud du pays. Elle exploite également une raffinerie au Tchad.L e pays a commencé à exploiter ses gisements pétroliers en 2003. Selon des sources officielles, la production était de l’ordre de 120.000 barils/jour en 2011.Les revenus pétroliers lui ont permis de moderniser son armée, de se doter d’un meilleur réseau routier et de construire de nombreux bâtiment publics. Mais certains membres de la société civile demandent au régime d’employer davantage cette manne pour l’amélioration des conditions de vie de la population. AFP¨.