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Dans un document qu’il a présenté à la faveur d’une conférence de presse la semaine dernière, le Département en charge des Mines fixe les axes de développement des secteurs minier et pétrolier au Mali.

Aux dires des conférenciers du jour, le « Document de stratégie globale de développement des secteurs minier et pétrolier du Mali » fait suite à une première communication écrite, adoptée par le Gouvernement en 2010, qu’il vient ainsi compléter. Celle-ci visait à définir le cadre stratégique, mais surtout à jeter les bases pour l’élaboration d’un document de politique pour les deux secteurs.

En effet, explique le document, la présente communication part du constat selon lequel l’exploitation industrielle a atteint aujourd’hui un rythme satisfaisant qui devrait se poursuivre sur les dix prochaines années. Aussi, ayant identifié des risques associés au développement essentiellement basé sur l’exploitation des ressources minérales, l’Etat se devait de prendre des mesures pour renforcer les effets bénéfiques. Ce, en ayant à l’esprit les besoins de diversifications dans le secteur, qui se traduisent par une nécessaire promotion des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat. Le présent document se veut être le répertoire des orientations nouvelles pour l’exploitation des ressources du sous-sol malien, de même que celui des principales orientations existantes qui nécessitent une révision en vue de l’atteinte de meilleurs résultats, de manière à sortir de la monoculture de l’or pour se tourner vers une meilleure diversification de l’exploration et de l’exploitation des ressources minières.

De façon spécifique, le document stratégique vise à réduire les effets négatifs de l’exploitation minière, surtout environnementaux et sociaux qui peuvent créer des conditions négatives de développement sur le long terme, dans le but d’optimiser les avantages obtenus par l’exploitation industrielle au Mali. Ainsi, en dix points, il traite de la formation technique et de la création d’emplois pour les jeunes, les ajustements de certaines clauses de contrats miniers, la mise en place d’un fonds de développement durable, la sécurisation des périmètres miniers, le développement des facteurs d’accompagnement, la gestion environnementale, l’organisation et la gestion de la production environnementale, le développement spécifique du secteur minier, entre autres.

Le document conclut que la mise en œuvre de cette stratégie donnera une nouvelle dynamique à l’exploitation des substances minérales et sa meilleure intégration dans l’économie nationale, régionale et locale.

Bakary Sogodogo

Le Prétoire du 19 Août 2013