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Suite à une formation dont ils ont bénéficiée, ceux-ci gèrent désormais mieux leurs affaires et leur comptabilité et disposent de business plans pour mobiliser des fonds et augmenter à plus de 40% en moyenne leurs chiffres d’affaires.

Sur l’initiative du Groupe de recherche en économie appliquée et théorique (GREAT), en partenariat avec l’Ong Association malienne d’éveil au développement durable (AMEDD) et l’Ong AMSSA, une enquête allant de la période 2015 à 2017 a été réalisée. Ce projet dont ont bénéficié plus de 11.000 petits producteurs a été réalisé dans trois (3) cercles de la région de Sikasso : Sikasso, Koutiala et Yorosso. L’enquête menée a concerné 99 villages des localités citées pour 1280 ménages interrogés.

Après l’enquête, une étude fut menée par Great pour évaluer l’impact de la formation sur les bénéficiaires. Elle a permis de se rendre compte de l’adoption des méthodes améliorées de stockage ; la diminution des pertes en céréales pré-récolte ; l’amélioration de l’indice de la commercialisation des céréales et la diversité alimentaire. Ainsi, un certain nombre de résultats ont été enregistrés, à savoir : l’amélioration du coût de la récolte ; la demande de services poste-récoltes ; la maitrise des techniques de stockage des céréales ; la vente des céréales par les centres de collecte ; la baisse des pertes des céréales post-récolte ; la maitrise des revenus issus des cultures vivrières etc.

De même, le projet a permis à sept entreprises d’élargir leur portefeuille d’activités, tout en offrant des différents services à plus de 4000 producteurs. Désormais ceux-ci gèrent mieux leurs affaires et leur comptabilité. Ils disposent de business plans pour mobiliser des fonds et augmenter à plus de 40% en moyenne leurs chiffres d’affaires. Désormais, une vingtaine de coopératives mobilisent régulièrement depuis 3 ans des crédits de campagne auprès des caisses de micro crédit depuis 3 ans. Ces entreprises privées ont levé plus de 675 millions auprès des banques qui ont généré à leur tour, des intérêts bruts de plus de 97 millions de F CFA. A ces acquis, s’ajoutent la relation de confiance entre institutions bancaires, les entreprises privées et les coopératives. Ce qui a permis de faciliter l’accès au marché de toutes les parties prenantes ainsi que l’approche au centre d’agrégation qui permet dorénavant d’améliorer la commercialisation des produits. Toujours, au nombre de ces avantages, l’étude a permis de mener la réflexion sur les approches pour stimuler l’adoption de technologies agricoles en Afrique et l’utilisation des téléphones mobiles dans les régions, pourrait être considérée comme un véhicule pour prodiguer des conseils aux producteurs.

Cependant, il a été déploré au cours de l’étude : l’insuffisance du financement de l’agriculture malienne ; le manque de partenariat avec les institutions financières qui constituent une des réponses pour faire face aux défis. Malgré quelques opportunités à saisir au niveau du potentiel de production du maïs du riz et des mils/sorgho et la disponibilité des industriels à acheter des grandes quantités de production, il est impossible pour les petits producteurs de les saisir à cause des difficultés à regrouper des quantités critiques de produits tout en respectant les normes de qualité requise.
Il faut noter que la dissémination de la présente étude a fait l’objet d’un atelier qui s’est déroulé le mardi dernier à l’hôtel Olympe de Bamako. Il a regroupé, entre autres, les membres du Groupe de recherche en économie appliquée et théorique, ceux des Ong AMEDD et AMSSA, des représentants de l’Institute of Ghana, la société civile, le gouvernement et les professionnels des médias.

Diakalia M Dembélé

Du 07 Novembre 2017