Partager


Nokia, Motorola, Samsung, LG, Sagem, Phillipe et Sony sont, entre autres, les marques de téléphone que Bougary Doumbia répare et vend dans son kiosque installé sur l’avenue Cheick Zayed face à Hamdallaye ACI 2000. Courageux, le jeune Doumbia ambitionne de créer un jour une société qui pourra mettre à la disposition des Maliens des téléphones de meilleures marques et les réparer convenablement.

Aujourd’hui, s’il y a une chose que la jeunesse malienne a comprise, c’est que l’Etat n’est pas à mesure de donner du travail à tout le monde. Conséquence de l’Etat providence et de l’attentisme est révolue. Nombreux sont les jeunes qui n’hésitent pas à se lancer dans le monde des affaires.

Certains préfèrent prendre le chemin de l’aventure en direction de l’Europe, des Etats-Unis, de la Chine et même d’autres pays d’Afrique tels que Angola, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale. A leurs risques et périls. Ceux qui ne sont pas tentés par l’aventure ou qui n’en ont pas les moyens se démènent sur place comme de beaux diables pour réussir.

Conséquences de cette frénésie : les abords des grandes artères sont occupés par des kiosques, des boutiques et des cybercafés.
Les jeunes, qui n’ont pas de gros moyens, se contentent de vendre les articles aux différents feux tricolores de la ville. Parmi les jeunes qui évoluent sur place, on peut citer Bougary Doumbia. Il répare et vend les téléphones portables dans son kiosque situé sur l’Avenue Cheick Zayed face à Hamdallaye ACI 2000.

Agé de 30 ans, M. Doumbia n’a pas fait des études poussées. Il n’a que son Diplôme d’études fondamentales (DEF). Nonobstant ce niveau, il est aujourd’hui l’un des meilleurs réparateurs de téléphones portables à Bamako. Il est spécialisé dans les marques, Nokia, LG, Samsung, Sagem, Motorola et Sony, entre autres.

Son travail est, généralement, bien apprécié par tous ses clients. Makan Sissoko, menuisier de son Etat, nous a confié qu’il est fidèle à l’atelier de M. Doumbia pour plusieurs raisons. Primo, le rendez-vous est respecté, secundo, l’appareil est bien entretenu. Il ne court pas le risque d’être égaré. Tercio, l’orateur de déclarer que l’atelier est bien aménagé. « Cela est très attrayant » a-t-il laissé entendre.

Maïmouna Doumbia, secrétaire à l’Agence immobilière « Immo-Mali » de témoigner : « je répare mes téléphones chez Bougary depuis plus d’une année. Je n’ai jamais eu de problèmes avec lui. Le respect du rendez-vous est une question d’honneur chez lui. Je préfère venir réparer mon téléphone chez lui que d’aller me jeter dans la gueule du loup de la rue Malitel« .

Quant à Abdoulaye N’Daw, cuisinier, il a affirmé : « mon téléphone à un problème d’écran. Je suis venu ici pour le réparer« . A la question de savoir qui lui a indiqué sa destination, l’orateur de répondre que c’est la décoration de l’endroit qui l’a attiré. « Je suis sénégalais, je viens d’arriver au Mali« , a-t-il confié.

Il est à signaler que Bougary Doumbia a appris à réparer les téléphones portables au Nigeria aux côtés d’un ami. Au début de ses activités en 2003, l’homme a connu des difficultés mais aujourd’hui avec l’expérience, il s’en sort bien. Avec ce métier, il gagne bien sa vie. Présentement, Bougary Doumbia a, à son actif, trois boutiques de vente de portables qui réalisent, au bas mot, chacune, un bénéfice de 35 000 FCFA par jour.

S’agissant de ses perspectives, M. Doumbia de confier qu’il entend sortir de l’informel en créant une société de vente et de réparation de téléphones au Mali. En attendant ce moment, il emploie déjà sept jeunes.

Les deux sociétés de téléphonie de la place-Malitel et Orange-Mali- seraient bien inspirées de l’aider dans son ambition d’expansion. Bon vent à Monsieur Doumbia.

Abdoul Karim KONE

06 septembre 2007.