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«Je ne suis ni au coma, ni décédé», ces propos sont de Amadoun Traoré, Secrétaire Général du bureau de coordination de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM). C’était à la faveur d’une conférence de presse animée, le jeudi 05 Février 2009, à l’Acropole de la Faculté des Sciences et Techniques.

Organisée par les membres du bureau de coordination, cette conférence de presse s’est tenue à la suite des actes de violence qui se sont produits à l’issue du renouvellement du comité AEEM de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH). Ces incidents sont intervenus suite à la réélection d’Amadoun Traoré avec 1000 voix contre 433 voix pour son rival Mamadou Diouara.

Les agressions qui se sont poursuivies dans d’autres facultés ont débuté, selon Amadoun Traoré, lorsque des gros bras ont fait irruption dans la salle perturbant le déroulement normal des élections. C’est alors qu’ils ont utilisé des machettes et des gourdins. Selon le conférencier, des blessés ont été enregistrés.

Amadoun Traoré a tenu à édifier l’assistance concernant les rumeurs, faisant état de sa mort ou étant dans le coma. «On a signalé à travers des rumeurs que je suis blessé, et d’après certains que je suis dans le coma. Comme vous le voyez, je suis sur mes deux jambes. Je me porte bien Dieu merci» a-t-il précisé. Par ailleurs, le bureau de coordination a précisé qu’il n’y a pas eu de pertes en vie humaine.

A travers cette rencontre avec la presse, un vibrant appel a été lancé par le bureau de coordination aux élèves et étudiants pour qu’ils gardent le calme et la sérénité.

La violence à l’école se révèle à différents niveaux, y compris dans la contrainte exercée par l’institution scolaire. Par le recours à la parole et au droit dans son enceinte, nos lieux d’éducation doivent bâtir des citoyens libres et responsables.

Il est à noter que la violence dans les campus suscite la grande inquiétude des responsables universitaires. Depuis le coup d’envoi des élections estudiantines dans les universités, la violence verbale et parfois même physique a repris de plus belle entre les étudiants, pour la plupart politisés à outrance et appartenant à diverses parties. Le moindre événement à caractère politique tourne à la confrontation dans les campus. On ne sait plus dialoguer, mais on s’invective, on s’insulte. Puis, on en vient aux mains. On ne manque pas non plus d’utiliser des bâtons, des pierres. Les chaises et les poubelles volent aussi inévitablement.

Il urge donc que les différents acteurs de système éducatif, dans une synergie d’actions, trouvent des solutions pour une école «apaisée et performante».

Gnimadi Destin

10 mars 2009