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Pour doter notre pays d’un leadership fort et légitime afin de faire face aux défis qui se posent en lui, le Parti pour l’Action Civique et Patriotique (PACP), soutient l’organisation des élections avant la libération des régions Nord de notre pays. C’est la position exprimée par le président du parti, Niankoro dit Yeah Samaké, le samedi dernier, au cours d’une conférence de presse tenue au siège du PACP.

Ce qui était considéré comme la position des occidentaux, notamment les américains, dans la crise malienne, est certainement en train d’être épousé par certains acteurs du landernau politique. Au PACP, on le réclame de plus en plus. Le parti fondé par l’actuel maire de la Commune rurale de Ouéléssebougou, Niankoro dit Yeah Samaké, est plus que jamais dans la logique de l’organisation des élections avant la libération des territoires sous occupation.

Pour étayer cette position, le maire Yeah Samaké trouve que cette tenue des élections a l’avantage de faciliter l’accompagnement des partenaires, très réticents face au bicéphalisme qui prévaut au sommet de l’Etat, pour la libération des 2/3 du pays aux mains des groupes armés.

«Le Mali doit se doter d’un leadership fort et légitime pour faire face à la crise. Au PACP, nous souhaitons qu’une date soit fixée pour l’organisation des prochaines élections» a déclaré Yeah Samaké. Sur la résolution de la crise, le président du PACP explique «que notre pays, contrairement à ce qui se passe, doit être leader de son destin».
Pour permettre à notre pays de sortir de cette situation, le conférencier explique que «nous ne saurions quémander. Les pays n’agissent pas par charité. Ils agissent par intérêt». Selon lui, «le Mali regorge de ressources. Mais, jusqu’à présent, le Mali n’a pas intéressé les pays qui veulent l’aider». Pour permettre à notre pays de surmonter la crise qu’il traverse, le PACP propose, entre autres, certaines recettes. Il s’agit de l’organisation d’assises souveraines et la définition d’une feuille de route claire pour la transition.

Sur les derniers développements de la crise, à savoir la démission forcée de l’ancien Premier ministre, la nomination de son successeur et la résolution de 2085 du conseil de sécurité de l’ONU, le conférencier a précisé que les Maliens attendaient longtemps cette résolution. Tout en déplorant les conditions et les circonstances de l’arrestation de Cheick Modibo Diarra, le PACP relève qu’elles confirment «l’interférence de l’autorité militaire dans la vie politique du Mali». Sur la nomination de Diango Cissoko, Yeah Samaké a exprimé les réserves de son parti. Le président du PACP a expliqué que, malgré ses réserves, son parti soutiendra les actions du nouveau locataire de la Primature.

Auparavant, c’est-à-dire le vendredi 21 décembre 2012, le maire de Ouéléssebougou avait fait un don d’une importante quantité de ration alimentaire aux déplacés de la crise qui secoue le Nord de notre pays. Ce don, d’une valeur de plus de 25 millions de nos francs, est composé de plus de 18 000 repas précuits. Par ce geste, l’élu communal entendait apporter sa pierre au renforcement de la chaine de solidarité et contribuer du coup à l’allègement des souffrances des déplacés. D’ailleurs, il annonce la venue d’une équipe médicale américaine pour des consultations gratuites dans certains camps de réfugiés. A la réception de ce don, le ministre de l’Action Humanitaire et des personnes âgées, Dr Mamadou Sidibé, a salué la mobilisation de nos compatriotes de la diaspora avant de soutenir que les dons arriverons à bon port.

Yaya Samaké

24 Septembre du 24 Décembre 2012