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Le lancement du processus d’élaboration de la LOA par le Président de la République a eu lieu le 7 février 2005. Les concertations sont actuellement en cours avec une forte implication de la coordination nationale des organisations paysannes.

La LOA vise une planification stratégique du secteur agricole pour l’émergence d’une agriculture économiquement rentable et socialement profitable.

Le programme d’aménagement hydro-agricole porte sur 64.279 hectares dont 50.000 en maîtrise totale et 14.279 en maîtrise partielle. Le montant des financements acquis s’élève à 124,6 milliards de F Cfa, représentant 70 % des superficies.

Lors de son intervention télévisée à la veille du 8 juin, le Premier ministre ousmane Issoufi Maïga n’a pas manqué de donner des précisions : «ce jour, les travaux ont été lancés pour 37.495 ha sur lesquels 15.733 ha sont terminés et réceptionnés.

En 2004, plus de 7000 ha ont été aménagés dont 4 700 en maîtrise totale et 2.366 en maîtrise partielle. En perspectives, il est prévu l’aménagement de 18 022 ha en 2005 dont 13.657 en maîtrise totale et 4.365 en maîtrise partielle».

Tirant les leçons de l’invasion acridienne de 2004, le gouvernement se propose de renforcer le dispositif d’intervention par l’entrée en service de l’office de la protection des végétaux, le renforcement des capacités de l’unité nationale de lutte contre le criquet pèlerin, la mise en œuvre du plan d’action 2005/2006 et le développement de la coopération sous-régionale dans le cadre d’un programme de lutte d’urgence.

En matière d’infrastructures, des réalisations ont été faites pour le désenclavement intérieur et extérieur. Cela s’est traduit par la réhabilitation et la construction de routes, ponts, bacs et voie ferrée ; dans le domaine de l’équipement et des transports, la création de la compagnie aérienne du Mali (CAM-SA), de la société d’assistance aéroportuaire du Mali (ASM-SA) et de l’agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute).

Le secteur de l’habitat, l’urbanisme et logement ont vu la réalisation de logements sociaux nécessitant une allocation budgétaire de 5 milliards de F Cfa en 2004 et de 3,5 milliards en 2005. On note également le 4e projet urbain du Mali.

Les secteurs énergie et eau ont mis l’accent sur la réalisation de 469 points d’eau modernes et 17 adductions d’eau. Il est prévu en perspectives 600 points d’eau modernes et 41 adductions d’eau dont celle de Fana.

En outre 10.000 nouveaux abonnés ont été raccordés au réseau électrique et les villes de Koutiala et San ont bénéficié de l’éclairage public.

En matière de communication les actions majeures entreprises ont porté sur la réduction des tarifs, l’extension du réseau téléphonique et de celle de la couverture TV/FM. En perspectives, la couverture des localités non desservies ou mal desservies sera poursuivie.

Pétrole au Mali : six puits en puissance Concernant l’extension du réseau téléphonique, la réalisation du réseau téléphonique, la réalisation de la fibre optique Bamako-Bougouni-Sikasso-Zégoua desservant plusieurs localités, la couverture de nouvelles localités par le réseau GSM de Malitel et d’Ikatel, notamment Gao, Tombouctou, Kidal, San, Kita, Bamako est à noter.

Plusieurs actions ont été menées dans le cadre de l’amélioration de l’environnement des affaires et le développement industriel et commercial.

Il s’agit notamment de la modification du code des investissements, l’élaboration et l’adoption d’un certain nombre de document dont la lettre de politique de développement du secteur privé, une politique d’industrialisation courant 2004-2007, un programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles 2005-2007 et un projet d’appui aux commerçants détaillants.

Au niveau du secteur des Mines des actions majeures ont été notées dans le cadre de la relance de la prospection sur les hydrocarbures. Il s’agit de la relecture du code pétrolier et de la création de l’autorité pour la promotion de la Recherche pétrolière (Aurep).

Ce nouvel environnement institutionnel et juridique commence à produire des effets positifs. La preuve, des manifestations d’intérêts, dont celles de la société Baraka Petroleum Ltd et de Mali Oil développement qui ont signé leur convention de recherche et d’exploitation de six blocs du bassin Taoudénit.

En matière d’emploi, outre le déploiement des jeunes en stage de qualification dans les entreprises, 121 jeunes ont été installés à l’office du Niger et 2000 autres en stage dans les services de l’administration publique.

Pour ce faire, l’Etat a alloué en 2004 plus de 4 milliards de F Cfa au programme emploi-jeunes (PEJ). En 2005 il est prévu malgré la conjoncture difficile, 2 milliards de F Cfa.

Boukary Daou

28 juin 2005