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La classe politique a observé une pause après avoir montré des velléités de se lancer dans la course à l’élection présidentielle de 2012. Il lui est clairement apparu que la démarche est prématurée. De ce fait, la guerre des chefs au CNID et à l’URD s’est vite estompée.

Du côté des partisans d’ATT, le Mouvement citoyen avait élaboré la stratégie du lobby qui devait préparer la succession du président de la République. Ce lobby n’a pu effectivement travailler pour diverses raisons.

La première est que le Mouvement citoyen s’est vite disloqué, laissant place à deux partis politiques, le PCR et la FCD et à une association dirigée par un leader sans réel charisme politique, Hamed Diane Séméga. En deuxième lieu, le lobby, selon nos sources, s’est efforcé de mettre sur orbite le Premier ministre Modibo Sidibé pour succéder à ATT.

Les difficultés économiques, la vie chère et la crise financière ont fini par convaincre le Premier ministre qu’il n’était pas opportun de se lancer dès 2008, dans la course pour Koulouba. D’autant plus que Modibo Sidibé n’a pu accorder ses violons avec le président ATT et certains ministres, notamment sur le financement de l’initiative riz.

Sa cote de popularité en a subi un revers. C’est à ce titre que les membres du lobby se sont rabattus sur celui qui, pour eux, est le véritable initiateur du PDES, Ahmed Sow.

L’ancien ministre de l’Energie, des mines et de l’eau, à cause de ses démêlés avec l’Union européenne, ne pouvait, du coup, prétendre être le dauphin d’ATT.

Certains amis d’ATT, selon nos sources, se sont donc orientés vers les formations politiques d’envergure et ont préféré coopter un dauphin au sein des partis tels que l’Adéma-Pasj, l’URD ou le CNID. Cette stratégie, aussi, a échoué, car, ces militants n’ont pu user de méthodes leur accordant la majorité des militants au sein de leurs partis.

Au demeurant, il faut dire que le président de la République, ATT, au début de son mandat avait caporalisé un certain nombre de préjugés qui poussait les hommes politiques à ‘’ s’accrocher ‘’ à sa personne. C’est pourquoi, l’on a longtemps aperçu le président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, à côté du président ATT, au cours de sa campagne électorale en 2007.

Cependant, des candidats comme Soumana Sacko ont très vite compris que la proximité d’ATT n’était pas forcément gage de succès et paraissait plutôt très gênante puisque la popularité du président de la République a subi les coups durs de la crise au Nord de notre pays.

En fin de compte, il est apparu aujourd’hui très risqué de s’afficher comme le dauphin d’ATT. Le second mandat n’a pas pris les allures de règne d’un président dont le dauphin sera le vainqueur. Aujourd’hui, le peuple réclame le changement

Baba Dembélé

23 Janvier 2009