Partager


Si le souci majeur des autorités tant locales que centrales est de faire de la population jeune des cadres d’avenir de qualité, il ne demeure pas moins que ce souci constant n’est pas toujours partagé par tous les jeunes. En effet, certains jeunes se laissent toujours emportés par l’esprit de détente.

De ce fait, en dehors de l’Internet, les jeunes garçons sont de plus en plus emportés par les jeux électroniques : « les play station ». Ce qui peut être de nature à conduire à la déperdition scolaire, voire à la débauche.

LES JEUX ELECTRONIQUES EN VOGUE

Les jeux électroniques en vogue aujourd’hui suite à l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication sont de plus en plus mal perçus par une frange de la jeunesse. En effet, en tant que moyen de détente les « play station » sont devenus des sources lucratives et d’attraction quotidienne de certains jeunes au détriment des études et autres activités lucratives.

Il suffit d’avoir un téléviseur et quelques appareils de connexion pour détourner l’esprit des jeunes de 8 heures à 3 heures du matin. Face à cette situation inquiétante, peut-on croire à un avenir radieux de la jeunesse?

DU ROLE DES EDUCATEURS

Les parents ne sont-ils pas au courant de cet état de fait ? Le problème relatif à la jeunesse est très controversé car actuellement rares sont les parents qui tiennent leur place dans l’éducation familiale, et seules, les sanctions en milieux scolaires ne suffisent pas pour résoudre les situations du genre.

L’impact de ces débauches engendre de plus en plus la baisse du niveau et les déperditions scolaires. Le combat engagé par les autorités publiques, soutenues par les parents, en l’occurrence les mères de famille pour une école apaisée et performante peut-il avoir raisons de ces comportements ?

Cela est moins sûr, car il semble que les racines de l’épidémie sont maltraitées, il faut commencer par une bonne éducation familiale, qui est déliquescence de nos jours.

UNE TENDANCE DANGEREUSE

Ce qui fait assortir de plus en plus la fameuse assertion de Platon qui dit que “lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parents, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie”.

Ce qui explique en quelque sorte la situation qui prévaut aujourd’hui par rapport à l’éducation de la jeunesse malienne qui ne sait plus quoi entreprendre quand et pourquoi. Ce qui grandit plus les sentiments d’inconscience au détriment de l’esprit de sacrifice.

Ousmane BERTHE (Stagiaire)

28 mars 2008.