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une-120.jpgQuatre mois après l’avortement, cette étudiante en médecine à Bamako, originaire d’un pays de l’Afrique centrale, a enfin eu le culot de narrer sa cupidité insatiable. Récit rocambolesque d’une étudiante qui a passé du bon temps aux frais d’un père et de son fils.

L’étudiante faisait partie d’un groupe qui avait obtenu une bourse d’étude de la part de leur pays. Tout le groupe était logé au campus universitaire. Les premières années, tout allait bien. Plus les années passaient, plus l’étudiante commençait à se démarquer du groupe. Sa passion pour la belle vie avait dépassé l’entendement. Elle n’appréciait guère le conseil de ses collègues. Tympanisée par leurs conseils, elle décide de vivre seule, en prenant un appartement en location hors de tout regard critique.

L’étudiante se disait gênée de se faire accompagner à l’internat par un homme aux cheveux blanc comme du coton. Pour le vieillot, se faire voir en compagnie d’une jeune étudiante était un moyen de marquer son territoire, afin de garder à distance de potentiels « vautours », c’est-à-dire, les petits mecs. Malgré ces différentes opérations de dissuasions, le vieil homme n’avait pas le coeur net. L’étudiante lui a demandé de prendre en charge, ses frais de location hors du campus. Une idée à laquelle le vieux, ne s’y est pas opposé du tout. L’essentiel pour le vieillard est que la fille reste permanemment dans son champ de vision.

Erreur monumentale

La boutique d’alimentation générale du coin, où l’étudiante faisait ses courses était le « grin » du jeune homme, le fiston du vieillard. Après quelques jours de courses dans cette alimentation, le jeune homme a proposé à l’étudiante de se faire raccompagner chez elle, en moto. Chose que cette dernière n’a pas refusé. Une fois la confiance établie entre les deux jeunes, ils ont échangé les numéros de téléphones. Sachant les heures de courses de l’étudiante, le jeune homme s’arrangeait pour la rencontrer à la sortie de l’alimentation ; et comme d’habitude, l’accompagnait jusque chez elle.

Quelques jours après la rencontre, la demoiselle a fait comprendre au jeune homme qu’elle a déjà un « titulaire » aussi jaloux et féroce que le mâle de l’hippopotame. Une mise en garde que le jeune homme n’a pas pris au sérieux. L’amour est aveugle et sourd, a-t-on coutume de dire. En réalité, la fille aimait le jeune homme. Quant au vieillard, il n’était qu’une « coquille vide » sur le plan amour, mais incontournable sur le plan financier. Après tout, le matériel était l’épine dorsale de leur relation ; « l’amour matériel », dira l’autre. A suivre dans notre prochaine parution : « le jour pour le père, la nuit pour le fils ».

Adama Diarra

Le Pouce du 18 aout 2008