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Depuis le début de la canicule dans notre pays, notamment dans notre capitale, les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Outre les coupures intempestives d’électricité, c’est la pénurie d’eau qui les traumatise. Et pourtant, clame-t-on souvent, « l’eau, c’est la vie».

Ce triste constat, on peut le faire dans tous les communes et quartiers du District de Bamako. Par exemple, à Mekin Sikoro, l’un des premiers quartiers de la commune I du District de Bamako, le constat est palpable et la situation est très inquiétante. Selon nos informations, jusqu’à présent, ses habitants n’ont pas facilement accès à l’eau potable. Les quelques bornes fontaines installées par certains projets sont insuffisantes. Du coup, autour d’elles, on assiste toujours à des incompréhensions, à des mésententes et à des querelles interminables allant jusqu’à empoisonner la quiétude et la cohésion sociale.

Précisons que dans ce quartier, nombre d’habitants sont perchés sur la colline et sont pour la plupart de pauvres gens. Là, il n’y a aucune borne fontaine. Les habitants ne peuvent que se contenter de l’eau de quelques rares puits existants ou de l’eau de pluie en saison hivernale.

Pour remédier à cette situation, le gouvernement a jugé utile d’utiliser des citernes pour la distribution d’eau à ces populations. Mais cette solution est loin de combler leurs attentes. Pour preuve, depuis que cette initiative a débuté, les habitants de Sikoroni n’ont aperçu qu’une seule une citerne dans leur localité. Et puis, plus rien !

Cette situation dramatique doit interpeller nos plus hautes autorités, notamment celles de la mairie de la Commune I du District de Bamako. Car, il est inadmissible que l’eau (potable), qui est source de vie, devienne un privilège pour certains au détriment de la grande masse des moins fortunés.

Assétou Y. SAMAKE/Stagiaire

Le Reporter Mag du 27 Mai 2016