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Maillon essentiel de l’économie familiale, le réchaud à gaz devient de plus en plus invisible sur le marché. Les sociétés de distribution de réchaud à gaz sont dans un état critique. Les consommateurs et les revendeurs de ce gaz éprouvent de nombreuses difficultés à se ravitailler.

La pénurie aiguë de réchaud à gaz est fréquente à Bamako. Les multiples efforts déployés pour fournir en quantité des produits pouvant réduire la dépendance de l’homme au bois, demeurent inefficaces pour répondre au besoin de la population.


La pénurie, un constat quasi permanent

On constate avec amertume la lenteur et même la négligence totale par rapport à la mise à disposition de certaines choses indispensables à l’épanouissement socio-économique des populations. Cela est devenu une habitude insupportable pour les consommateurs.

Le problème de la destruction abusive de la nature ne sont plus à démontrer au Mali, les tronçons inter-urbains sont transformés en marché de bois et de charbon de bois. La seule lueur d’espoir pour compenser ce phénomène était la politique de vulgarisation du réchaud à gaz et du charbon artificiel.

Malheureusement cette période de froid où la consommation de gaz est nettement plus importante débute le calvaire des distributeurs et consommateurs de gaz pourtant subventionné par l’Etat. En effet, cela fait une semaine que ces derniers manifestent leur peine à disposer du produit. On ne saurait apporter une réponse, seule l’actualité pourra juger. A Bamako, le rôle du réchaud à gaz n’est plus à démontrer. Il est visible au niveau familial.


Ne faut-il pas multiplier le nombre de fournisseurs?

De nos jours, seul un opérateur est visible sur le marché. Celui-ci peut-il ravitailler plus de 2 millions d’habitants? En tout cas, l’attachement inlassable des acteurs à la protection de la nature, de la végétation à la lutte contre la déforestation serait vain face à la pénurie aiguë de gaz. En période de rareté de la ressource, seuls bois et le charbon de bois sont utilisés.

L’homme ne pourrait pas se passer du bois et du charbon de bois que lui offre la nature au moment où les substituts font défaut. Les autorités concernées sont interpellées à jouer activement le rôle qui est le leur pour venir à bout des difficultés qui se présentent au sujet du ravitaillement des populations en gaz. En plus la période de manque est d’autant plus cruciale qu’elle nécessite une célérité dans la recherche de solutions idoines.

Ousmane BERTHE (Stagiaire)

24 NOVEMBRE 2008