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La commission d’organisation du pèlerinage de cette année a communiqué hier, mardi 26 Août, les tarifs applicables par les 24 agences de voyage de la filière privée. Objectif: faciliter le voyage des pèlerins aussi bien dans le pays d’origine que celui d’accueil. C était au cours d’une conférence animée par le secrétaire général de l’AMAVT, Massa Traoré.

La filière privée en charge du pèlerinage à la Mecque, pour cette année, se compose de 24 agences de voyages : il s’agit, entre autres, de : Al Madina, Tam voyage, Amsa, Wassa Voyage, Al Omra, Kouba Voyages, Mondial voyages. Pour éviter les déboires que les pèlerins ont connus lors de la dernière édition, les organisateurs ont vite fait de parler le même langage.

C’est ainsi qu’ils ont décidé de fixer un prix unique et de bien organiser le déplacement des pèlerins de Bamako à l’Arabie Saoudite. La finalité étant d’éviter les longues tracasseries et autres mésaventures que les pèlerins ont connues l’année dernière et aussi d’être plus compétitifs face à l’Etat.

D’entrée de jeu, le secrétaire général de l’AMAVT, Massa Traoré, a annoncé que le tarif de cette année est fixé à 2.100 000 Fcfa. « Ce montant prend en compte le billet, Bamako-Djedda-Médine et Makka, aller et retour, plus les frais d’hébergement, de nourriture, du mouton, de la visite et du visa ».

Il a ensuite ajouté que « le volume de ce montant s’explique par les difficultés d’hébergement que l’Arabie Saoudite connaît en ce moment. Il a enfin déclaré que  » la commission a décidé d’organiser le pèlerinage deux mois plus tôt pour permettre aux pèlerins de s’inscrire rapidement « .

Concernant les avions, Massa Traoré dira que les compagnies aériennes, à l’exemple de Ethiopia air lines et Kenia Air Ways, pour ne citer que celles-là, sont fin prêtes pour assurer le transport des pèlerins dans de meilleures conditions.

Pour sa part, Amadou Maïga, membre de l’AMAVT, a décrié la concurrence déloyale que l’Etat pratique au détriment des agences de voyage.

Le privé, selon lui, a un devoir de résultat, « nous sommes donc obligés de nous battre alors que de l’autre côté, l’Etat subventionne. Nous pensons que c’est une situation d’injustice« .

Boubacar Diawara, membre de l’association, a lancé un appel en direction de la population, lui demandant de faire des efforts pour aller s’inscrire auprès des agences de voyage pour éviter les ennuis de l’approche du pèlerinage. Ce qui, selon lui, est souvent cause de désagréments.


Pierre Fo’o MEDJO

27 Août 2008