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La grande ruée vers les lieux saints de l’Islam pour l’accomplissement d’un devoir religieux a commencé avec le 1er vol de l’agence Al Umra le 22 novembre dernier.

Le pèlerinage à la Mecque (Arabi Saoudite) est l’un des cinq piliers de l’Islam obligatoire pour les fidèles en fonction de leurs avoirs. Cette année le royaume Saoudien a alloué au Mali un quota exact de 6 000 pèlerins, soit une nette augmentation de 250 points par rapport à l’année dernière où 5750 personnes ont été admises.

Dès lors, la commission d’organisation qui siège à l’administration territoriale et qui comprend les représentants des différents départements ministériels est à pied d’œuvre pour l’organisation globale avec le souci fondamental de vouloir assurer les meilleures conditions de voyage et de séjour aux pèlerins.

En fonction de critères préalablement fixés et après l’examen des demandes soumises par les différentes agences ou groupe d’agences, elle a procédé à la répartition des 6 000 pèlerins entre la filière gouvernementale et la filière privée. La filière gouvernementale dont le 1er convoi a pris le départ le 26 novembre dernier est composée officiellement de 1250 pèlerins. Le reste, les ¾ ont été repartis entre les 29 agences ou groupement d’agences en fonction des demandes et des antécédents des différents postulants.

Ainsi, le quota minimum de 50 pèlerins a été retenu et le maximum est de 600 selon Aliou Maïga, membre de la commission nationale d’organisation. Les agences Al Umra et Al Madina qui constituent les plus grosses pointures du privé ont officiellement bénéficié de 600 pèlerins chacun. Alors que Tam voyage, le groupe Delta, le Caho (Collectif des agences pour la Umra) s’en tirent chacun avec 400.

Les autres agences sont alors situées entre 250 et 50. Cependant certaines agences pour diverses raisons ont du céder leurs pèlerins à d’autres. C’est le cas de Arafat voyages dont le 1er responsable n’a pu faire le déplacement d’Arabie Saoudite pour aller retirer le visa de ses pèlerins. Ses pèlerins ont été repris par la filière gouvernementale.

Du fait de leur expérience et de leur compétence, Al Umra et Al Madina ont largement dépassé le quota qui leur a été alloué.

Pour Mody Sylla, le directeur général de Al Umra, cette confiance dont jouit sa société auprès de pèlerins s’explique surtout par le comportement de son équipe sur les sites. « C’est pourquoi nous ne faisons pas de publicité, le compte rendu de nos anciens pèlerins suffit pour nous drainer du monde ».

Selon Boubacar Tangara, l’assistant de direction, Al Madina a signé un contrat de transport avec Ethiopian Airlines qui atterrit systématiquement à Djeddah. Des bus sont alors affrétés pour conduire les voyageurs à Médine où l’ensemble des pèlerins devront séjourner une semaine durant avant de regagner la Mecque.

Alors la plupart des compagnies affrètent des vols charters qui atterrissent directement à Médine. Les compagnies Nouvel Air (Tunisie) Sudan Airways et Erythrean Airlines sont notamment mises à contribution. La filière gouvernementale est liée à la compagnie nouvelle Air. Tandis que Erythrean Airlines, sous contrat avec Azur voyage, devra transporter près de 1 600 pèlerins.

C’est dire que la plupart des agences privées sont transportés par cette compagnie Erythréenne Azur Voyage. « Nous sommes dans le pèlerinage depuis quelques années, mais cette année nous nous sommes investit pour valoriser le transport des pèlerins » nous a confié Boukary Sidibé, le Pdg de Azur voyage qui tend à raffermir son contrat avec Erythrean Airlines.

En attendant, la compagnie est en train de respecter ses délais. C’est pourquoi, Azur voyage est alors sollicité par d’autres agences dont Delta voyage qui est confronté à un problème de transport. C’est simplement dire que de façon globale, le pèlerinage malien souffre d’un problème de transport. Ce qui fait dire M. Maïga « tant que nous n’aurons pas une compagnie pour assurer notre transport de façon courante, nous serons toujours tributaire des autres ».

L’explication est trouvée pour les nombreux faux rendez-vous dont sont victimes les pèlerins de certaines agences. « Les faux rendez-vous sont monnaie courante dans les voyages du pèlerinage, l’essentiel c’est d’arriver à la Mecque au bon moment », a commenté un habitué du Hadj.

Après avoir été inscrit contre la somme de 1 .750 millions pour les privés et 1 .7 million pour la filière gouvernementale, les pèlerins ont, pour la plupart suivi des formations dispensées sur les pratiques du voyage.


Souleymane Diallo

29 novembre 2007.