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Le Projet de développement économique et social du président ATT, parlant de ressources humaines, compte mettre l’accent sur « un système éducatif performant et un système de santé au bénéfice de tous ». Pour y parvenir, ATT s’engage à scolariser 100 % de la population avant la fin de son mandat.

« L’éducation est une des grandes priorités de notre pays. Ceci explique les efforts constants, humains, matériels et financiers engagés ces dernières années par le gouvernement », affirme, d’entrée de jeu, le document.

Les problèmes de l’éducation au Mali ont longtemps porté sur le niveau de couverture de l’éducation de base, notamment pour la scolarisation des filles, la surcharge des classes due à la faiblesse du nombre des écoles, le faible taux d’enseignants par rapport au nombre d’élèves, le déficit des manuels scolaires.

Pour faire face à ces déficits, le gouvernement a lancé en 1996, avec l’appui de la Banque mondiale, le Programme décennal de l’éducation (Prodec) qui a permis d’améliorer la qualité de l’enseignement à travers la formation des enseignants, l’équipement des infrastructures, l’élaboration des programmes et des méthodes pédagogiques, et l’acquisition du matériel didactique.

En septembre 2006, le gouvernement du Mali et la Banque mondiale ont signé l’accord de financement de la phase II du Pise portant sur une enveloppe de 35 millions de dollars, soit environ 17,5 milliards de F CFA. Cette phase permettra au Mali, avec l’appui de ses quinze partenaires au développement, d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en contribuant à l’amélioration du taux de scolarisation dans le primaire, de la qualité de l’éducation, mais aussi à la réduction des disparités régionales entre filles et garçons.

Pour les 5 ans à venir, le PDES se propose de faire de l’école un creuset socio-économique, pour soutenir le développement de nos atouts économiques, ouvrir de nouvelles opportunités d’emplois et de ressources à notre jeunesse, la préparer à une intégration régionale de plus en plus poussée et souhaitée.

Aussi, le PDES entend mettre l’accent sur l’enseignement technique. En fonction de ces besoins, seront créés des centres de formation technique spécialisés. Il veut également « remodeler notre université pour en faire un moteur d’innovation : le temps est venu d’ouvrir une réflexion hardie sur l’université pour l’adapter à nos besoins actuels et à venir, en faire un véritable espace d’enseignement et de recherche pour notre développement ».

Pour la petite enfance, il s’agira de multiplier les établissements préscolaires, les maternelles, les centres de développement de la petite enfance, la Case des tout-petits et autres unités ludiques pour le plus grand nombre d’enfants. Les collectivités de base seront encouragées et soutenues dans cette voie. Mais, le nec plus ultra, c’est que « le PDES poursuivra les programmes ci-dessus qui seront amplifiés en vue d’atteindre l’objectif d’un taux de scolarisation de 100 % dans le primaire à l’horizon 2012 ».

Pour ce qui est de la santé, le gouvernement du Mali, avec l’appui de la Banque mondiale, a lancé en 1999 le Programme de développement sanitaire et social (Prodess), pour une durée initiale de 5 ans. Les objectifs du Programme visaient à : élargir l’accès aux soins de santé et aux services de référence ; améliorer la qualité, l’efficience et l’efficacité des services socio-sanitaires, notamment ceux relatifs à la santé, à la reproduction et à la nutrition ; renforcer les capacités institutionnelles de l’Etat à mieux organiser, gérer, suivre et évaluer le système de santé et d’action sociale.

« S’agissant de la lutte contre la propagation du VIH/Sida, le gouvernement a initié en 2004, avec l’appui de la Banque mondiale, le Projet multisectoriel de lutte contre le Sida, dénommé Map.» Doté d’un fonds de 13 milliards de F CFA, le Map, qui couvre une période de 5 ans, a pour objectif de maîtriser la propagation de l’épidémie du VIH/Sida en soutenant les efforts de prévention/sensibilisation, de conseil et dépistage, ainsi que d’accès aux traitements et aux soins. Il repose sur une approche multisectorielle impliquant les organismes publics, les organisations de la société civile et les entreprises privées.

Des avancées importantes sont déjà enregistrées : gratuité des soins anti-rétroviraux, traitement ARV pour 10 000 personnes (soit 45 % de taux de traitement, ce qui dépasse largement l’objectif de 25 % recommandé par l’OMS), extension du nombre de sites de prévention relative à la transmission mère/enfant et création de nouveaux centres de conseil et de dépistage volontaire, anonyme et gratuit.

« En cela, le PDES est un programme de partage équitable des efforts et de justice sociale. En cela, notre Projet prend toute sa dimension de lutte effective contre la pauvreté », ajoute ATT. Il manque seulement le comment au document…

Alexis Kalambry

29 octobre 2007.