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A l’évidence il y a des partis qui n’ont pas aujourd’hui le choix, dans la perspecrtive des élections communales de 2009, ils ont l’obligation de tout mettre en oeuvre pour faire l’état des lieux, au risque de rater le coche.

DES COMMUNALES

Or, de l’avis du plus grand nombre d’acteurs politiques, les élections générales de 2012 passent infailliblement par les communales qui sont des élections de proximité. De ce fait, il serait risqué de se hasarder à entretenir le flou autour des questions existentielles, desquelles dépendent les perspectives des partis.

Pour ainsi dire, les dés sont jetés pour les partis politiques, à un moment où, il faut le dire, on va progressivement vers la constitution des grands ensembles sur l’échiquier politique national. Aussi, là où il n’y a pas aujourd’hui de problèmes en tant que tel, à l’interne, on n’est également sûr de rien, tant le nomadisme représente depuis quelques années déjà la plus grande faiblesse des partis.

LA COHÉSION

En effet, nous avons pu constater que de l’ouverture démocratique à ce jour, la cohésion de tous les grands partis a été menacée, en raison, dit-on des divergences d4intérêts. Or, il nous faudra encore beaucoup de temps pour voir que nos acteurs politiques arrivent enfin à transcender cette difficulté majeure. Les raisons en sont très simples: les divergences idéologiques et d’intérêts des cadres et militants des partis politiques.

En effet, si on peut admettre que les acteurs politiques qui se battent pour occuper des postes de responsabilités entendent apporter leur contribution, leur expertise à l’oeuvre de construction nationale, il ne demeure pas moins que nombreux sont ceux qui ont surtout souci de tirer le bénéfice de leurs efforts au plan politique.

LES GRANDS PARTIS AU CŒUR DES PROBLÈMES

Et, généralement, c’est dans les grands qu’il se pose le plus grand nombre de problèmes nés des divergences d’intérêts plutôt que de vues. Dans cette mouvance, les partis les plus en vue ont été éprouvés par des malentendus qui finirent par avoir raison de leur cohésion. Ainsi, l’Adéma a engendré le MIRIA, le RPM, puis l’URD. Le CNID a donné naissance au PARENA. Du PDP, il y a eu: la CDS, le PDR, PDA; de l’USRDA nous avons le BDIA, le PIDS, le RMC-MALI KANU, la liste n’est pas exhaustive.

SCISSIONS ET BAISSE DE CRÉDIBILITÉ DES PARTIS

Ces scissions sont à l’origine de la baisse de crédibilité des partis. Le plus grave dans ce processus, selon nombre d’acteurs politiques est le nomadisme des élus car, cela est perçu comme une grande perte pour ceux qui auront contribué à les faire élire.

Là encore, jusqu’à la preuve du contraire, il n’y a rien à faire. Et si certains partis sont en train de voir dans quelle mesure panser les plaies consécutivement au départ de certains de leurs militants qui comptaient, quoiqu’on dise parmi les plus côtés: c’est le cas au CNID, au BDIA et à l’Adéma, d’autres sont en train de tout mettre en œuvre pour mieux conforter leur situation sur l’échiquier politique.

LE CAS DE L’URD

C’est le cas aujourd’hui de l’URD. Cela lui vaut des attaques indirects, certes admises en politique, mais qui pourraient être de nature à le déstabiliser. En effet, l’expérience a démontré que chaque fois qu’un parti a le vent en poupe, dans les milieux politiques on met tout en œuvre pour lui mettre le bâton dans les roues.

L’URD se trouve dans une telle position aujourd’hui sur la scène politique. Toute chose qui exige de la vigilance et de la méthode afin d’avoir une grande capacité de résistance aux attaques venant de divers horizons. C’est au regard de toutes ces considérations qu’on estime qu’il se déroule en ce moment les calculs du diable. Lequel des partis en sortira vainqueur?

C’est la question que l’on se pose en ce moment, en ayant à l’esprit que les prochaines élections générales seront des plus compliquées au regard des rapports de forces qui sont en train de se dégager dans l’arène politique.

Moussa SOW

15 février 2008